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jueves, 6 de agosto de 2026

NOVENA A NUESTRA SEÑORA DEL CABO

Traducción de la Novena publicada en francés en el Manual de devoción «A Jesús por María» del Santuario Nacional de Nuestra Señora del Cabo, con Imprimátur del 7 de Enero de 1941 por Mons. Alfred-Odilon Comtois, obispo de Tres Ríos (Canadá).

« Tout ce que vous demanderez à mon Pére en mon nom, il vous l'accordera». Cette promesse de notre divin Sauveur se réalise toujours de quelque manière, chaque fois que notre prière est revêtue des conditions requises.

1ER JOUR

L'état de grâce actuel

<< Avant de prier, préparez vos âmes », enseigne l'Esprit-Saint. Si l'on a eu le mal-heur de commettre une faute grave, il est de toute convenance que l'on se réconcilie avec Jésus et sa sainte Mère avant de faire appel à leur miséricorde.

Hélas! que de prières sont faites en état de péché mortel ! Que de pères et de mères chrétiens, que d'enfants récitent leur chapelet chaque soir en famille avec une conscience souillée! Leur prière reste stérile parce qu'elle n'est pas l'expression du cœur. Dieu la rejette avec dédain en disant à bon droit: Ces enfants m'invoquent des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. »

Suis-je en ce moment en état de grâces ?....

Madame Nazaire Boisclair, de Saint-Théophile du Lac, souffrait depuis cinq longues années d'eczéma général. Traitée, d'abord, par deux médecins, sans résultat apparent, elle était, depuis deux mois et demi, sous les soins d'un troisième, lequel lui prescrivit un médicament si énergique qu'elle devint littéralement couverte des pieds à la tête d'éruptions purulentes qui l'empêchaient non seulement de dormir, mais encore de vaquer à ses occupations les plus pressantes. Dans sa détresse, elle crut devoir faire une sainte violence à Notre-Dame du Cap, dont elle avait déjà souvent imploré la miséricorde. Après lui avoir promis, si elle la guérissait, une offrande de $10.00 et un abonnement à vie à ses Annales, elle alla en pèlerinage prendre part à la fête du 15 août. Elle communia, entendit la sainte Messe et assista à tous les exercices avec beaucoup de dévotion et une grande confiance d'étre exaucée. Enfin, elle se recommanda à un bon vieux Père qui lui conseilla d'appliquer sur ses plaies les plus douloureuses des compresses d'huile sainte et d'eau de roses bénites durant une neu-vaine à Notre-Dame du Cap. De retour chez elle, elle passa une bonne nuit, ce qu'elle n'avait pas fait depuis un mois et demi; le lendemain matin, elle se porta plus facilement sur ses pieds désenflés, et huit jours plus tard, elle se sentait parfaitement

guérie. Depuis, pas le moindre symptôme d'eczéma. Les remèdes du médecin avaient pu préparer sa guérison, mais elle resta persua-dée que Notre-Dame du Cap avait été pour beaucoup dans cette disparition si prompte et si complète d'une maladie réputée incurable.

Prière

O Notre-Dame du Cap, Reine du très saint Rosaire, Mère de Miséricorde et toute-puissante Avocate, humblement prosterné à vos pieds, je vous supplie avec amour et confiance, pour la plus grande gloire de Dieu, la propagation de votre culte et le progrès de l'œuvre de votre Sanctuaire, de m'obtenir (telle et telle faveur) du Cœur adorable de votre divin Fils Jésus. Ainsi soit-il. (Trois Ave Maria). Notre-Dame du Cap, priez pour moi.
  
ANNEXE

Litanies de Notre-Dame du Cap

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui ètes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Notre-Dame du Cap, Reine du Canada, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Madone couronnée, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Vierge des miracles, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Reine du Saint-Laurent, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Étoile de la mer, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Guide du pèlerin, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Rempart de notre foi, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Gardienne de nos droits, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Mère du Verbe incarné, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Mère des Douleurs, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Mère triomphante et couronnée, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Reine du Très Saint Rosaire, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Epouse du chaste Joseph, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Glorieuse fille de Sainte Anne, avez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Modèle des mères chrétiennes, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Protectrice de l'enfance, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Soutien de la vieillesse, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Réconfort dans la souffrance, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Asile de nos misères, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Baume sur nos blessures, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Refuge des désemparés, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Espoir de ceux qui n'en ont plus, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Gage de prédestination, ayez pitié de nous.

Notre-Dame du Cap, Reine des élus, ayez pitié de nous,

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V. Priez pour nous, Notre-Dame du Cap.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu dont le Fils unique nous a ménagé le bienfait du salut éternel par sa vie, sa mort et sa résurrection; faites nous vous en prions, qu'honorant ces mystères au moyen du Trés Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

Neuvaine simple à Notre Dame du Cap O douce Mére et puissante Reine, humblement prosternés à vos pieds, nous vous

offrons les hommages de notre respect et de notre affection. Le regard tourné vers votre béni Sanctuaire, objet évident de vos prédilections, nous nous adressons à vous avec une confiance toute filiale, assurés d'obtenir cette faveur... que nous vous demandons. Daignez accorder à nos corps force et santé; à nos cœurs pureté et charité; à nos âmes lumière et sainteté. Nous le savons, votre cœur est plein de misé-ricorde et de tendresse: Bénissez-nous donc, o bonne Mère, guérissez nos malades, soulagez nos défunts, protégez nos familles, bénissez votre pèlerinage, bénissez notre Église, bénissez notre cher pays. Notre-Dame du Cap, Reine du Saint Rosaire, faites que nous vous aimions de plus en plus ici-bas, pour vous aimer éternellement au ciel avec votre Divin Fils. Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph du Mont Royal Pour obtenir une faveur spéciale

Bon Saint Joseph, père très aimant, fidèle gardien de Jésus, doux époux de Marie, Mère de Dieu, nous vous prions de remercier avec nous Dieu le Père de nous avoir aimés au point de nous donner son Fils, qui s'est livré pour nous. Par la toute-puissante intercession de Jésus, obtenez-nous du Père Éternel la faveur que nous sollicitons...

Demandez-lui miséricorde pour vos enfants. Au sein du bonheur dont vous jouissez en sa présence, pensez aux pèlerins de la terre; souvenez-vous de ceux qui peinent à la tâche, de ceux qui souffrent, de ceux qui pleurent. Que sensible à nos prières, grâce à votre inter-cession et à celle de votre très sainte Épouse, le Seigneur Jésus réponde à notre con-fiance, et nous donne ainsi de vivre dans la joie et l'espérance. Ainsi soit-il.

Saint Joseph du Mont-Royal, priez pour nous.

2E JOUR

L'état de grâce habituel

Tant vaut le cœur, tant vaut la prière. Le juste est puissant sur le Cœur de Dieu, parce que « Dieu se plaît à faire la volonté de ceux qui Lui sont constamment sou-mis. >> Hélas! combien de fidèles sollicitent des faveurs de Jésus et de Marie, avec un cœur habituellement en état de péché mortel! Est-il étonnant que Dieu reste sourd à leurs suppliques? S'il nous était donné de pénétrer dans leur vie intime, nous touche-rions peut-être la clef du mystère. Le démon a jeté dans les canaux de la libéralité divine l'obstacle de certaines relations coupables, d'une habitude vicieuse, d'un dé-sordre en permanence, et tant que cet obstacle ne sera pas écarté, la faveur sollicitée se fera toujours attendre. Suis-je de ce nombre ?....

Un jour, au milieu des malades qui entouraient la piscine de Lourdes, se trouvait une petite fille, toute perdue, transportée là par un pécheur invétéré. « Si je la voIS guérie, avait-il dit, si je la vois se lever et marcher, je me confesserai. >>>

Mis au courant de cette promesse, le prêtre qui présidait la cérémonie eut une inspiration du ciel. << Mes frères », dit-il à la foule des pèlerins, «y a-t-il parmi vous quelqu'un qui veuille offrir à Dieu un grand sacrifice pour le salut d'une âme qui refuse depuis longtemps de se confesser? Voyons, parmi les nombreux infirmes qui m'entourent, n'y en aurait-il pas un seul qui consente à demeurer malade jusqu'à la mort pour obtenir la conversion de cet impie ? »

<< Tenez, je me résigne à le voir sourd-muet toute sa vie », s'écrie une mère éplorée, en lui présentant son jeune enfant.

Emu jusqu'aux larmes, le prêtre le prend dans ses bras, et, comme à l'autel de la sainte Messe, faisant l'élévation de cette hostie vivante, au nom de sa mère héroïque, il l'offre à la Sainte Vierge, aux acclamations de la foule en délire: «Vive Jésus! vive sa Croix!>>>

Au méme instant, la petite percluse, plongée dans l'eau miraculeuse, en sort parfaitement guérie et se met à marcher.

Et le pécheur, lui, de s'écrier: « Je crois ! je suis converti!»

Prions pour la conversion des pèlerins.

Ó Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

3E JOUR

La pureté d'intention

Nous avons été créés pour connaitre Dieu, l'aimer, le servir et, par ce moyen, ob-tenir la vie éternelle. Tous les bienfaits que nous sollicitons doivent donc avoir pour but la gloire de Dieu et le salut de notre âme. Cette grande vérité n'est-elle pas sou-vent mise en oubli? Le temporel ne l'emporte-t-il pas trop sur le spirituel, les besoins du corps sur ceux de l'âme !

<< Si vous voulez prier pour m'obtenir telle position en vue, je donnerai $10.00 pour les œuvres de la sainte Vierge », promettait un jeune homme adonné au vice. « C'est bien », répondit le missionnaire, « mais à une condition: nous allons prier en même temps pour votre conversion. Entendu ? Ah! pour cela, je ne puis rien promettre. «Et moi non plus », reprit le missionnaire. « Vous priez », nous dé-clare l'apôtre saint Jacques, « et vous n'obtenez pas, parce que vous priez pour satis-faire vos convoitises ». « Cherchez plutôt le royaume de Dieu et sa justice; le reste vous sera accordé par surcroît. >>>

Ai-je bien toujours tenu compte de cette recommandation du divin Maitre?

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

4E JOUR

La foi en Jésus-Christ

<< Il faut prier avec foi; celui qui doute n'obtient rien. Et pour cause. Vous êtes malade, je suppose, et vous allez consulter votre médecin. Si dans vos gestes, vos regards, vos paroles, il saisit que vous n'avez guère confiance en lui, il aura raison de vous dire: Mon ami, vous feriez mieux d'aller frapper à une autre porte». Ainsi en est-il, proportion gardée, de Jésus. « Si vous étiez venu plus tôt », lui dit Marthe, <<<mon frère Lazare ne serait pas mort ». - Celui qui croit en moi », répondit Jésus, << füt-il mort, vivra ». Mais il y a déjà quatre jours qu'il est mort!» « Qu'importe ! je t'assure que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ». Et, à son ordre, Lazare sortit vivant de son tombeau.

Le dimanche, 14 septembre 1913, la Société de Tempérance, les Enfants de Marie de l'église Saint-Pierre de Montréal et plusieurs autres paroisses étaient en pèlerinage. Les prières avaient été ferventes et enthousiastes. Avant le départ des premiers trains, le Saint Sacrement passait au milieu des malades alignés devant le Sanctuaire: «Sei-gneur, si vous le voulez, vous pouvez les guérir! suppliait la foule à genoux, les bras en croix, les larmes aux yeux: Seigneur, faites que je voie! Faites que je marche ! Faites que j'entende ! » Subitement une femme, Madame Siméon Paquette, de Saint-Tite, pousse un cri: « je vois ! je vois ! » À peu près aveugle depuis sept mois, aban-donnée des médecins dont l'un avait déclaré à M. Grenier, curé de la paroisse: « Dans un espace plus ou moins long, quelques semaines, quelques mois peut-être, Madame Paquette n'apercevra pas même la lumière du soleil!» Elle avait complète-ment recouvré la vue.

<< Seigneur, je crois, mais aidez à l'insuffisance de ma foi. >>>

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

5 JOUR

La foi éclairée

Si, dans une situation désespérée, l'intervention divine est nécessaire, ne craignons pas de faire au Ciel une sainte violence.

Mlle Alice Gariépy, de Montréal, souffrait de néphrite chronique depuis l'âge de onze ans. En décembre 1909, elle faillit en mourir. Depuis 1910, elle ne faisait usage d'aucun médicament, ne suivait aucun régime. Bien plus, malgré son état de langueur et de souffrances continuelles, elle était obligée, étant orpheline de père et de mère, de gagner sa vie comme servante. Sa maladie ayant été déclarée incurable, elle ne comptait plus que sur le secours du Ciel. Chaque année, elle venait au Cap-de-la-Madeleine implorer sa guérison, afin de pouvoir entrer en religion. Le 12 septembre 1915, elle fit son pèlerinage avec plus de confiance que jamais, et reçut l'imposition du Très Saint Sacrement. Le 13, elle s'est sentie parfaitement bien, et son médecin lui a donné un certificat de guérison complète. Le 3 décembre suivant, elle était admise au noviciat des Sœurs de l'Espérance.

Il faut pourtant se rappeler que la grâce ne détruit pas la nature, et que les moyens surnaturels ne doivent pas, dans la généralité des cas, remplacer les moyens naturels. Si donc, en faisant telle démarche, en prenant tel remède, en m'adressant à telle per-sonne, je pourrais obtenir la faveur désirée, je dois à la divine Providence, qui a dai-gné les mettre à ma disposition, d'avoir recours à ces moyens ordinaires. Aide-toi, le ciel t'aidera!

Ne suis-je pas un peu trop porté à oublier ce proverbe, en mettant ma confiance uniquement dans la prière, les aumõnes, les sacrifices?

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

6 JOUR

La confiance en la Sainte Vierge

Il faut aller à Jésus en passant par Marie. Ayons confiance en sa prière: elle est notre Avocate officielle, notre Médiatrice, notre Mère, la Mère de Jésus, l'épouse du Saint-Esprit, la Fille du Père Éternel. Faites tout ce qu'il vous ordonnera», dit-elle aux serviteurs, le soir des noces de Cana, et sur sa demande, Jésus changea l'eau en vin.

Un jeune enfant d'une paroisse de Shawinigan ne pouvait rester ni debout ni as-sis. Quand on le tirait du lit pour le mettre sur une chaise, il fallait l'attacher au dos-sier. Sans cette précaution, il serait tombé. Une neuvaine avait été faite par la famille à Notre-Dame du Cap et un pèlerinage promis. Le jour fixé, la mère partit avec une de ses petites filles. Si elle pria avec ardeur et confiance, inutile de le dire: c'était une mère qui s'adressait à une autre Mère ! Rentrée fort tard, le soir, elle trouva l'enfant au lit et ne le réveilla point. Le lendemain elle était debout de très bonne heure et travaillait à son ménage, quand subitement elle sentit deux petits bras se nouer autour de son cou et deux lèvres fraiches se coller sur sa joue! C'était son enfant qui s'était levé seul et qui venait lui prouver que leur prière avait été exaucée.

Ai-je bien saisi, jusqu'ici, le rôle d'intercession de la Sainte Vierge?

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

7E JOUR

La confiance en Notre-Dame du Cap

La Sainte Vierge désire être invoquée spécialement sous le titre de Notre-Dame du Cap. Elle veut que son petit Sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine devienne le foyer de sa dévotion en Amérique. Aussi, plus que nulle part ailleurs, y répand-elle P'abondance de ses bénédictions et de ses gráces sur les âmes innombrables qui ont recours à sa maternelle bonté. À preuve, les prodiges de guérison et de conversion qu'elle y opère tous les jours.

La petite Marie D., appartenant à une des familles les plus honorables des Trois-Rivières, avait cinq ans. Ses bons parents l'avaient amenée au Cap, à la chapelle du Saint Rosaire. La pauvre petite était menacée de perdre la vue; les hommes de l'art s'étaient déclarés impuissants à combattre le mal. L'enfant, par une douce et secrète inspiration de sa bonne Mère du Ciel, laisse un instant sa maman de la terre, monte sur un banc, et lå, debout, devant la statue que l'on dit miraculeuse, se met à dire à haute voix: «Notre-Dame du Cap, guérissez-moi done!» répétant cette invocation trois fois. La petite D. se sent parfaitement guérie.

Serais-je le seul à ne pas bénéficier de sa toute-puissance suppliante ?...

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

8 JOUR

La persévérance

Le Ciel met parfois notre confiance à l'épreuve. « Ayez pitié de moi, Seigneur », s'écrie la Chananéenne, ma fille est cruellement tourmentée par le démon ». Jésus ne daigne pas même la regarder. « Mais, accordez-lui ce qu'elle veut », demandent les Apôtres, car elle nous importune de ses cris ». <<Ne suis-je pas venu avant tout pour les brebis perdues de la maison d'Israël ? Il n'est pas bon de jeter aux chiens le pain réservé aux petits enfants ». << Seigneur », reprend la pauvre mère, en se pros-ternant aux pieds de Jésus, « est-ce que, sous la table, les chiens ne mangent pas les miettes qui tombent de la main des petits enfants?» O femme! que ta foi est grande! Eh bien! pour cette parole sublime, va, qu'il te soit fait selon ton désir!»

La Sainte Vierge semble également à dessein fermer l'oreille à nos supplications. Insistons; prenons patience!

Mademoiselle Gingras, de Montréal, était rongée depuis des années par les écrouelles. Son corps n'était plus qu'une triste loque, puisqu'il était couvert de quatre-vingt-six plaies qui suppuraient continuellement. En vain avait-elle fait appel à la science des meilleurs médecins: ils avaient dû l'abandonner, la déclarant tous incu-rable. Malgré cela, elle gardait au cœur l'espoir de la guérison. Elle entreprend dans ce but un pèlerinage au Cap-de-la-Madeleine. Elle n'est pas exaucée! Elle en fait un second. Pas plus de succès! Un troisième, un quatrième, un huitième. Rien! Sur le point de partir pour la neuvième fois, elle entend le docteur qui lui donne des soins lui dire, moitié plaisant, moitié faché : « Mais qu'allez-vous faire là-bas ? Si vous croyez que vous serez guérie ! Il faudrait pour cela un miracle de premier ordre ! - Ce

miracle! Pourquoi la Sainte Vierge ne le ferait-elle pas ? » réplique-t-elle. Et pleine d'une foi vive elle prend de nouveau le chemin du Cap, appuyée d'un côté sur une béquille, soutenue de l'autre par une personne charitable.

Lorsque, le soir, elle rentra à Montréal, ses plaies étaient toutes séchées, cicatrisées ! Et le docteur étonné, ou plutôt émerveillé, donnait un certificat constatant la dispari-tion du mal et déclarant ne connaissait dans l'état actuel de la science aucun moyen d'obtenir un résultat comme celui-là!

Ne suis-je pas tenté parfois de me décourager ?...

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier jour de la neuvaine)

9E JOUR

La résignation

Si Dieu, dans son infinie sagesse, juge préférable, pour notre âme de ne pas nous exaucer, soumettons-nous en toute humilité. Disons, avec notre divin Sauveur: «Mon Père, que votre volonté se fasse! et, avec la Sainte Vierge: << Voici la ser-vante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole ! » L'épreuve est le signe de l'amour divin.

<< Ne pleure pas, chère enfant, » disait une Sœur infirmière, à une pèlerine de Lourdes. « Si tu n'es pas guérie, c'est que le bon Dieu te veut comme cela. Vois-tu, entre ceux qui sont guéris et ceux qui ne le sont pas, ce sont les 'pas guéris' que Dieu aime le mieux. » Et la petite de répéter dès lors jusqu'à sa mort: « je ne demande plus ma guérison, car je veux rester du nombre de ceux que Dieu aime le mieux. >>>

Suis-je disposé à demeurer, s'il le faut, parmi les référés de Jésus et de Marie ?...

O Notre-Dame du Cap... etc., (comme au premier ur de la neuvaine)

martes, 4 de agosto de 2026

LETANÍA DE SANTO DOMINGO DE GUZMÁN EN LATÍN Y ESPAÑOL


Tomado del Office de la Très-Sainte Vierge selon le Rit Dominicain, 6.ª edición, París, Librería de los hermanos Poussielgue, 1874. Traducción propia.
   
LATÍN
℣. Kýrie, eléison.
℞. Kýrie, eléison.
℣. Christe, eléison.
℞. Christe, eléison.
℣. Kýrie, eléison.
℞. Kýrie, eléison.
      
℣. Christe, áudi nos.
℞. Christe, áudi nos.
℣. Christe, exáudi nos.
℞. Christe, exáudi nos.
   
℣. Pater de cœlis Deus,
℞. Miserére nobis.
℣. Fílii Redemptor mundi Deus,
℞. Miserére nobis.
℣. Spíritus Sancte Deus,
℞. Miserére nobis.
℣. Sancta Trinitas, unus Deus,
℞. Miserére nobis.

℣. Sancta María,
℞. Ora pro nobis.
℣. Sancta Dei Genétrix,
℞. Ora pro nobis.
℣. Sancta Virgo vírginum,
℞. Ora pro nobis.

℣. Magne Pater Domínice,
℞. Ora pro nobis.
℣. Lumen Ecclésiæ,
℞. Ora pro nobis.
℣. Lux mundi,
℞. Ora pro nobis.
℣. Jubar sǽculi,
℞. Ora pro nobis.
℣. Prædicátor grátiæ,
℞. Ora pro nobis.
℣. Rosa patiéntiæ,
℞. Ora pro nobis.
℣. Salútis animárum sitientíssime,
℞. Ora pro nobis.
℣. Martýrii cupidíssime,
℞. Ora pro nobis.
℣. Magne animárum œcónome,
℞. Ora pro nobis.
℣. Vir evangélice,
℞. Ora pro nobis.
℣. Doctor veritátis,
℞. Ora pro nobis.
℣. Ebur castitátis,
℞. Ora pro nobis.
℣. Vir plane apostólici péctoris,
℞. Ora pro nobis.
℣. Páuper in pecúlio,
℞. Ora pro nobis.
℣. Dives vita pura,
℞. Ora pro nobis.
℣. Pro zelo pereúntium ardens quási fácula,
℞. Ora pro nobis.
℣. Evangélii tuba,
℞. Ora pro nobis.
℣. Præco cœléstium Abstinéntiæ régula,
℞. Ora pro nobis.
℣. Sal terræ,
℞. Ora pro nobis.
℣. Quási sol refúlgens in templo Dei,
℞. Ora pro nobis.
℣. Christi suffúlte grátia,
℞. Ora pro nobis.
℣. Stola dotáte régia,
℞. Ora pro nobis.
℣. Flos in florum virens aréola,
℞. Ora pro nobis.
℣. Terram rigans cruóre pio,
℞. Ora pro nobis.
℣. Cœli locáte in hórreo,
℞. Ora pro nobis.
℣. Fulgens in choro Vírginum,
℞. Ora pro nobis.
℣. Prædicatórum Órdinis Dux et Pater,
℞. Ora pro nobis.
℣. Ut mortis hora tecum suscipiámur in cœlo,
℞. Ora pro nobis.
  
℣. Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi,
℞. Parce nobis, Jesu.
℣. Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi,
℞. Exáudi nos, Jesu.
℣. Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi,
℞. Miserére nobis, Jesu.
    
℣. Christe, áudi nos.
℞. Christe, áudi nos.
℣. Christe, exáudi nos.
℞. Christe, exáudi nos.
   
℣. Dómine, exáudi oratiónem meam.
℟. Et clamor meus ad Te véniat.
   
ORATIO
Concéde, quǽsumus, omnípotens Deus: ut, qui peccatórum nostrórum póndere prémimur, beáti Domínici Confessóris tui, Patris nostri, patrocínio sublevémur. Per Dóminum nostrum Jesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum.
  
TRADUCCIÓN
℣. Señor, ten piedad de nosotros.
℟. Señor, ten piedad de nosotros.
℣. Cristo, ten piedad de nosotros.
℟. Cristo, ten piedad de nosotros.
℣. Señor, ten piedad de nosotros.
℟. Señor, ten piedad de nosotros.
  
℣. Cristo, óyenos.
℟. Cristo, óyenos.
℣. Cristo, escúchanos.
℟. Cristo, escúchanos.
   
℣. Dios Padre celestial,
℟. Ten piedad de nosotros.
℣. Dios Hijo, Redentor del mundo,
℟. Ten piedad de nosotros.
℣. Dios Espíritu Santo,
℟. Ten piedad de nosotros.
℣. Santísima Trinidad, un solo Dios,
℟. Ten piedad de nosotros.
   
℣. Santa María,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Santa Madre de Dios,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Santa Virgen de las Vírgenes,
℟. Ruega por nosotros.
  
℣. Magno Padre Santo Domingo,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Lumen de la Iglesia,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Luz del mundo,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Antorcha del siglo,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Predicador de la gracia,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Rosa de paciencia,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Sedientísimo por la salvación de las almas,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Deseosísimo del martirio,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Gran director de las almas,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Varón evangélico,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Doctor de la verdad,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Marfil de castidad,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Varón de corazón verdaderamente apostólico,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Pobre en bienes temporales,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Rico en la pureza de vida,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Tú que cual antorcha ardías de celo por los pecadores,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Trompeta del Evangelio,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Heraldo del Cielo,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Modelo de abstinencia,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Sal de la tierra,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Resplandeciente como el sol en el templo de Dios,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Tú que te apoyaste en la gracia de Cristo,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Revestido de estola real,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Flor de flores elevada en el jardín de la Iglesia,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Tú que regaste la tierra con tu piadosa sangre,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Trigo recogido en los silos del Cielo,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Resplandeciente en el coro de los Vírgenes,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Jefe y padre de la Orden de Predicadores,
℟. Ruega por nosotros.
℣. Para que en la hora de la muerte seamos recogidos contigo en el Cielo,
℟. Ruega por nosotros.
   
℣. Cordero de Dios que quitas el pecado del mundo,
℞. Perdónanos, Jesús.
℣. Cordero de Dios que quitas el pecado del mundo,
℞. Escúchanos, Jesús.
℣. Cordero de Dios que quitas el pecado del mundo,
℞. Ten piedad de nosotros, Jesús.
    
℣. Cristo, óyenos.
℟. Cristo, óyenos.
℣. Cristo, escúchanos.
℟. Cristo, escúchanos.
   
℣. Señor, escucha mi oración.
℟. Y llegue mi clamor hacia Ti.
   
ORACIÓN
Te suplicamos, Dios Omnipotente, nos concedas a cuantos padecemos bajo el peso de nuestros pecados, alcanzar el patrocinio de tu confesor nuestro bienaventurado Padre Santo Domingo. Por Nuestro Señor Jesucristo tu Hijo, que contigo vive y reina en la unidad del Espíritu Santo, y es Dios, por los siglos de los siglos. Amén.

sábado, 1 de agosto de 2026

DÍA DE RETIRO ESPIRITUAL

Tomado del Misal diario del padre Luis Ribera CMF.
   
Las personas verdaderamente piadosas hacen todos los meses un día de Retiro Espiritual, que consiste en prepararse a fin de tenor una buena y santa muerte. No te olvides de hacerlo. Quizá durante el mes no has pensado más que en tus negocios materiales; pero vale la pena de que emplees por lo menos media horita cada mes en el gran negocio, en el negocio de la salvación de tu alma. No es esto pedirte mucho. ¿No encontrarás treinta minutos en los 43.200 que tiene el mes?

Si el día de Retiro se practica en tu parroquia, no dejes de asistir al mismo. Sí no se hace públicamente, puedes hacerlo en particular tú mismo, o en la iglesia o en tu misma casa. Y te aconsejo que todo aquel día procures guardar un poco más de silencio, practicar alguna pequeña mortificación, hacer alguna obra de caridad y, sobre todo, retirarte por espacio de media hora para practicar el ejercicio que aquí encontrarás,

Puesto en tu habitación, con las ventanas un poco entornadas, te pondrás de rodillas y con todo el afecto de tu corazón harás la siguiente

MEDITACIÓN DE LA MUERTE

COMPOSICIÓN DE LUGAR. — Represéntate a ti mismo en el trance de la muerte con el semblante pálido y cadavérico, y la respiración difícil y casi apagada.
PETICIÓN. — Pide a Dios luz para conocer y sentir lo que te sucederá en aquel lance triste, y gracia para prepararte debidamente.

PUNTO 1.º — El morir es un decreto divino, irrevocable y universal, confirmado por la historia de todos los siglos. Considera que el morir es una ley sin excepción ni dispensa; es un decreto irrevocable de Dios, que irremisiblemente nos comprende; es una necesidad de la cual no puede prescindirse. No depende de nuestro querer o no querer, ni dejamos de correr a ella por el olvido. La historia de todos los tiempos, pueblos y familias es una prueba auténtica de esta verdad que nadie podrá impugnar. Mira, para tu desengaño, en qué han parado tantas y tan bellas figuras de hombres y mujeres como han existido desde Adán hay hoy. Pregúntate a ti mismo: ¿Qué ha sido de ellos? ¿dónde están? ¡Ay! Abre sin miedo aquellos nichos, aquellos sepulcros, y no verás en ellos otra cosa que podre, ceniza, gusanos. He aquí en qué paran todos, ricos y pobres, sabios e ignorantes, superiores y súbditos, y en eso pararás tú, quizá dentro de poco. Oye, si no, las palabras que en boca de ellos pone el Espíritu Santo: Acuérdate de nuestra suerte; pues así será también la tuya: ayer para mi, hoy para ti. (Eccli. 38, 23.) — REFLEXIONA SERIAMENTE ESTO UNOS INSTANTES.

No hay remedio; llegará el día en que deberás despedirte del mundo, para presentarte a juicio y pasar a la eternidad; llegará el día en que cerrarás los ojos a la luz, en que dejarás el mundo y cuanto hay en él; en que tu alma, entre desmayos y agonías, se separará violentamente del cuerpo, dejándole objeto de horror y espanto, y pasando ella al Cielo, Purgatorio o Infierno, según la sentencia irrevocable del terrible Juez. En esto infaliblemente te has de ver; a eso corres como el agua, como el sentenciado que va al suplicio; y de esto no te. puedes evadir. ¿Crees tú esa verdad? Pues si de ella no puedes dudar, di: ¿Por qué amas tanto el mundo? ¿Por qué regalas tanto este cuerpo, enemigo de tu alma, que tantas faltas te hace cometer? ¿Por qué buscas con tanto afán las comodidades, los gustos, las honras? En una palabra: ¿por qué no te preparas y dispones mejor para morir? ¿De qué te servirán en aquel momento los gustos, los pasatiempos, las vanidades, las diversiones mundanas? ¿Cómo cometes pecados que en aquel momento tanta tortura te han de dar? ¿Por qué no multiplicas y no haces mejor las obras buenas, que es lo único que en aquella hora te podrá valer? Oh alma, abre los ojos con tiempo; medita con atención esta verdad y no quieras exponerte a que te sorprenda la muerte sin haberte preparado como debías. Si ahora mismo hubieses de morir, ¿estás preparado? — MEDITA Y REFLEXIONA.

PUNTO 2.º — La ignorancia de la hora y modo con que hemos de morir, exige de nosotros atenta y constante preparación. Considera la necesidad de prepararte por razón de la ignorancia de la hora y modo con que has de morir. Aunque pudieses vivir un número considerable de años, siempre pasarían pronto como los que has vivido. ¿Qué te queda de tus años pasados? Por eso Dios te dice: Acuérdate que la muerte no tarda. El mismo Jesucristo te exhorta a que vigiles, porque no sabes el día ni la hora en que te llamará. No hay día, ni hora, ni lugar en el mundo que pueda ofrecer seguridad; antes de todas partes y en cualquier momento te pueden asaltar. ¡Oh incertidumbre terrible! ¡Oh peligro espantoso, que no respeta edad, complexión ni robustez! ¡Hoy formarás planes y quizá mañana te lleven al sepulcro! Comiendo o bebiendo, descansando o trabajando, y hasta pecando puedes morir. ¡Cuántos lo han experimentado! Escucha, por tanto, la voz de Jesucristo que a todos nos dice: «Estad preparados, porque a la hora en que estéis más descuidados, el Hijo del Hombre ha de venir», o sea, te ha de asaltar la muerte. No te dice precisamente que te prepares, sino que estés preparado. Dos cosas muy serias te dice Dios: Que la muerte vendrá a la hora menos pensada, y que el pecado la acelera. Mas, que sea un poco más tarde o más temprano, siempre será presto, como se verifica con el sentenciado, el cual, aunque pase por una calle o camino más o menos largo, siempre llega pronto al lugar del suplicio. — PIÉNSALO CON ATENCIÓN.

Mas, ¿de qué manera morirás? ¡Ah!, lo ignoras igualmente: puede ser repentinamente, o con muerte violenta, a manos de un ladrón o asesino, o de un accidente o caso fortuito, de un ataque cerebral, de un colapso del corazón, de manera que no tengas lugar ni tiempo para prepararte. Quizás, como tantos otros, morirás de una enfermedad que te perturbe las potencias o te quite el sentido; quizá sean tan agudos los dolores de la enfermedad, o tan grande la flaqueza o turbación de cabeza, que no estés apto para nada, ni aciertes a tener un buen pensamiento. ¿Y quién sabe si te faltará la asistencia o copia de confesor? Y si algo de esto te sucede, cosa fácil y frecuente, y te encuentras desprevenido, ¿qué será de ti? ¡Oh, cuán necesario es prepararse de antemano! Esta preparación es tanto mas urgente, cuanto la muerte es una sola y de ella depende la eternidad. ¡Ay, pues, de ti, si no aciertas un paso de tanta importancia! Jamás lo podrás remediar. ¿Que horror! Mira, por tanto, si estás bien prevenido y piensa que quizá tienes la muerte mucho más cerca de lo que puedes imaginarte. — MEDITA, RESUELVE, ORA…
  
PUNTO 3.º — Sin el testimonio de la buena conciencia y adorno de las virtudes, será funesto el trance de la muerte. Considera ahora las angustias, congojas y agonías que en la muerte te cercarán, si no tienes el testimonio de la buena conciencia y el adorno de las virtudes y buenas obras. En este caso, ¡ay de ti!, te verás reducido a exclamar: «Los dolores de la muerte me han alcanzado y circuyen por todas partes, y los torrentes de la iniquidad de mis maldades me conturban sobremanera». Represéntate aquí mismo aquel paso tan doloroso. ¡Qué penas tan multiplicadas! El cuerpo con vivos dolores, desmayos y agonías; el alma con la viva aprehensión de tener que dejarlo todo; con los remordimientos por el mal que hizo por el bien que dejó de hacer y por lo mal que se portó en el poco bien que hizo. ¡Qué sentimiento! ¡Tantos pecados sin saber si están perdonados! ¡Tan mal empleo de potencias y sentidos! ¡Tan grande amor al cuerpo y tanto descuido para las cosas de la salvación, que era lo verdaderamente importantes! ¡Qué congoja para el alma al representársele que está próximo el momento en que se ha de separar del cuerpo y comparecer en aquellas regiones tan nuevas de la eternidad! ¡Qué agonía al considerar que dentro de pocos instantes se ha de presentar delante del Divino Juez, a quien tantas veces ha ofendido Y disgustado, para darle cuenta de toda su vida! ¡Qué aflicción al pensar que dentro de poco se decidirá si ha de salvarse o condenarse! ¡Oh momento aterrador, al cual han temido hasta los mayores Santos! Efectivamente, San Hilarión temblaba en aquella hora, a pesar de haber hecho rigurosa penitencia por espacio de setenta años. Santa Juana Chantal, no obstante su santidad y fervor, puesta en aquel trance, exclamaba: «Son espantosos los juicios de Dios». Si, pues, ellos temían, ¿cómo no temes que te hallas tan vacío de virtudes y buenas obras? — MEDITA SERIAMENTE Y ORA CON FERVOR.
  
Piénsalo detenidamente en este día de retiro. Morirás, sí, irremisiblemente morirás, y con la muerte lo perderás todo. De nada te servirán en aquella hora decisiva las riquezas, los honores, los placeres. No te llevarás sino las obras, buenas o malas, que hayas hecho en este mundo. ¿Qué haces, pues? ¿Cómo vives? ¿Puede Dios estar contento de ti? Y tú mismo, ¿tienes la conciencia tranquila? Desearías morir tal como te encuentras ahora? Si ahora murieses, ¿irías al Cielo o al infierno? Alma cristiana, no te desanimes, confía en Jesús; arrójate a sus pies y pídele que por su santa muerte en cruz, te conceda una muerte buena y santa. Confía en la bondad del Corazón de María, a la cual tantas veces pedimos que ruegue por nosotros pecadores, ahora, durante el tiempo de nuestra vida, y después en la hora de nuestra muerte. — PIÉNSALO BIEN.
  
DEPRECACIONES
Oh Jesús, Señor Dios de bondad y Padre de las misericordias; me presento delante de Vos con el corazón contrito, humillado y confuso, y os encomiendo mi última hora y lo que después de ella me espera.
  1. Cuando mis pies empiecen a perler el movimiento, y me adviertan así que mi carrera en este mundo está próxima a su fin… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  2. Cuando mis manos empiecen a perder el tacto y, temblorosas, no puedan sostener ya el Crucifijo, dejándole caer a pesar mío en el lecho de mi dolor… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  3. Cuando, velados ya mis ojos y haciendo contorsiones por el horror de la muerte cercana, fijen en Vos sus miradas lánguidas y moribundas… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  4. Cuando mis labios fríos y convulsos pronuncien por última vez vuestro nombre adorable… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  5. Cuando mi cara pálida y lívida cause lástima y terror a los circunstantes, y bañados mis cabellos con el sudor de la muerte se pongan rígidos en mi cabeza, y anuncien que mi fin está cercano… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  6. Cuando mis oídos, próximos a cerrarse para siemPre a las conversaciones de los hombres, se abran para oír la sentencia irrevocable que fijará mi suerte para toda la eternidad… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  7. Cuando mi imaginación, agitada de horrendos y espantosos fantasmas, quede sumergida en mortales congojas y cuando, turbado mi espíritu con el temor de vuestra justicia al recuerdo de mis iniquidades, esté pugnando contra el enemigo infernal, que tendrá empeño en quitarme la esperanza en vuestras misericordias y en precipitarme en los horrores de la desesperación… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  8. Cuando mi corazón, débil y oprimido con los dolores de la enfermedad, esté sobrecogido por el temor de la muerte, fatigado y rendido por los esfuerzos que haya hecho contra los enemigos de mi salvación… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  9. Cuando derrame las últimas lágrimas, síntomas de mi próxima destrucción, recibidlas, ¡oh Señor!, en sacrificio expiatorio, para que yo muera como una víctima de penitencia; y en aquel momento terrible… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  10. Cuando mis parientes y amigos, reunidos en torno de mi cama, se horroricen al ver mi situación y os invoquen por mí… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  11. Cuando, perdido ya el uso de mis sentidos, desaparezca de mi vista el mundo, y yo gima entre las angustias de la última agonía y las congojas de la muerte… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  12. Cuando los últimos suspiros de mi corazón den impulso a mi alma para que salga del cuerpo, aceptadlos, Señor, como hijos de una santa impaciencia de unirme a Vos; y entonces… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  13. Cuando mi alma, al extremo de mis labios, salga para siempre de este mundo, y deje a mi cuerpo pálido, frío y sin vida, aceptad la destrucción de éste como un homenaje que rindo a vuestra divina Majestad; y en aquella hora… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  14. Finalmente, cuando mi alma se presente delante de Vos, y vea por vez primera el resplandor de vuestra Majestad, no la arrojéis de vuestra presencia; dignaos más bien recibirla en el seno de vuestra misericordia, para que eternamente cante vuestras alabanzas, y entonces, ahora y siempre… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.
  15. Por los méritos e intercesión de María Santísima, Madre y abogada de los pecadores, que espero rogará por mí en la hora de la muerte… Jesús misericordioso, tened piedad de mí.

Jesús, José y María, os entrego mi corazón y el alma mía.
Jesús, José y María, amparad mi alma en la última agonía.
Jesús, José y María, haced que descanse en paz el alma mía.

En este día te abstendrás de diversiones y de salir en público, en cuanto te sea posible, y procurarás confesar y comulgar.

lunes, 27 de julio de 2026

NOVENA DE NUESTRA SEÑORA DE ÁFRICA DE CEUTA

Novena dispuesta a devoción del Licenciado Don Benito de San Martín, capellán de la Santa Imagen de Nuestra Señora en África; e impresa en Barcelona por la imprenta de Juan Piferrer en el año 1735 a devoción Don José Díaz de Paredes, capellán del segundo batallón del Regimiento de Infantería de España. Nihil obstat del Rvdo. P. Agustín de Castejón, del Colegio Imperial de la Compañía de Jesús de Madrid, el 15 de Julio de 1723; e Imprimátur por el canónigo Dr. Cristóbal Damasio, Inquisidor ordinario y Vicario de la Villa de Madrid por el Ilmo. Sr. Dr. Diego de Astorga y Céspedes, Arzobispo primado de Toledo, el 17 de Julio de 1723.

PROLOGO A LOS DEVOTOS DE NUESTRA SEÑORA DE ÁFRICA
Después que se conquistó Ceuta, y se dieron en ella cultos al verdadero Dios por los Cristianos, para que esta Ciudad fuese broquel contra la Berbería y antemural de España, y para que los mares no la inundasen ni los Moros restableciesen su dominio, ni con peste le asolase (epidemia común en aquellos países ardientes y destemplados), dispuso Dios hubiese Protectora Soberana que incesantemente abogue y pida a las puertas, siempre francas, de la piedad de su Santísimo Hijo, para que la Plaza se mantenga defendida, aunque incesantemente amenazada, sirviendo estas visibles amenazas para el arrepentimiento de las culpas en todos los vecinos.

Es ella una peregrina y milagrosa Imagen de María, cuyo titulo es Nuestra Señora de África, con la de Sacratísimo Difunto Hijo en los brazos, inclinada a un tiempo a tan Divino lastimoso objeto, y también al Pueblo; a éste, para la enmienda de sus culpas con que renuevan los cuchillos de dolores a Hijo y Madre Santísimos; y a Aquél para que incline la vara de su clemencia, y piedad hacia las almas, pues la destinó el mismo Dios ofendido para Patrona, Protectora y Medianera entre el rigor de su justicia y el horror de tan repetidas culpas.
   
Según la más seguida opinión, fue hallada esta Sacratísima Imagen a poco menos de un tiro de cañón de las murallas, disponiendo milagrosamente se le fabricasen Casa y Templo en la Plaza de dicha Ciudad, por estar este sitio en lo más estrecho de los mares, y mas inmediato al frente y avenida de los Bárbaros, Y habiéndose sorbido el mar varias ciudades de la costa y tierra adentro, se mantiene ella, bien que invadida de ambos mares, quebrando en sus muros el orgullo de sus olas, y regando con frecuentes espumas sus calles y edificios.

En la aflicción que se vio Ceuta cuando España estuvo apestada, llegando el aire contagioso a inficionar a Gibraltar con manifiesto peligro de introducir sus estragos en la costa de África, sacaron esta Santísima Imagen en procesión (que es la única vez que ha salido) y puesta en las murallas al frente de Gibraltar, al mismo tiempo que el pueblo, contrito y lloroso, hacía diferentes promesas y votos para lograr eficaz su patrocinio, consiguió este universal clamor de corazones verdaderamente arrepentidos, no solo la libertad de Ceuta, sino sosegar también el furor contagioso encendido en Gibraltar y España, para cuya memoria y eterno agradecimiento, votó solemne Fiesta, que se repite todos los años el día nueve de Febrero.
  
Buena prueba es de su Protección el funesto estrago que ocasionaron las armas bárbaras enemigas a los primeros lances del sitio que pusieron a Ceuta el año de mil seiscientos noventa y tres. Entraron, pues, los Moros con superbísimo coraje y audacia en la Plaza de Armas a la una del día, y degollando nuestra Guarnición, dominaron el terreno en menos de una hora (hasta aquí la amenaza de la ira de Dios por medio de las piedades de su Madre), pero encaminándose a las puertas principales el rigor de sus armas, fue su bárbaro arresto no solamente reprimido, sino es que se cortaron y precipitaron los moros, sin saber quién los arrojaba y envaraba la fuga. Muchos se quedaron clavados en las estacas, y en menos de media hora restaurasen los Cristianos los importantes puertos ya perdidos, clamando a un tiempo con general confianza animosísima: «Virgen de África, Virgen de África».

En todas las funciones de salidas, en que se encomiendan los soldados al prodigioso favor de esta Divina Africana, Emperatriz de las Armas Católicas, les infunde y da tal valor que, al salir a los ataques, ya publican la victoria, como se vio (entre otras) en la acción general que, hizo el Excelentísimo señor Marques de Gironella con solos sesenta caballos, y la mayor parte de la Guarnición siendo los moros muchos más en comparación en el numero; pues previniéndose los Soldados en el Templo de esta Sagrada Imagen dos días antes confesando y comulgando, no obstante que conocían el manifiesto riesgo a que en lo natural caminaban, al salir por las puertas empezaron a clamar públicamente: «Virgen de África, victoria, victoria»; y sin llegar a las manos desampararon los bárbaros sus bien formados ataques huyendo unos, desmayando otros, y todos sorprendidos de un fatal asombro, pudiendo con este milagroso accidente hacerse los Cristianos dueños de sus fortalezas sin más pérdida que la de un hombre; y así en todas las funciones infunde esta Militante Divina Reina tal valor y esfuerzo en los soldados, que andan ellos pretendiendo exponerse y salir a los riesgos más conocidos, y no irán a la Plaza de Armas sin entrar primero en su Templo a implorar con devota oración su favor y auxilio.
  
Muchas veces se ha visto Ceuta amenazada de hambre por causa, o de estar introducida la Guerra en España, o tormentas excesivas en el mar, o infieles corsarios que embarazan el paso a los socorros; y acudiendo con devotas Rogativas los Cristianos a esta Señora, han amanecido varias veces embarcaciones de bastimentos en el puerto; y otras pasando los barcos por entre las armadas enemigas, y aun otras moviendo su Majestad los corazones de los Prelados, Cabildos y Gobernadores en España para socorrerla, de suerte que solo ha quedado en amenaza el fatal anuncio del hambre, sobrando por último los bastimentos.
   
Ha traído esta Santísima Imagen a su Templo toda la devoción y culto de la Iglesia Catedral de Ceuta, acogiendo en él a su ilustrísimo Cabildo, que gustoso celebra allí sus funciones Eclesiásticas, sin que alguno de sus individuos haya experimentado la menor lesión de bala, bomba o piedras en tan dilatado tenaz sitio, siendo preciso pasar expuestos allí conocidamente a sus riesgos para acudir a la Iglesia. A que se añade, que siendo innumerables las bombas que los bárbaros han arrojado, sin haber convento, iglesia, ermita o casa que no haya experimentado el riguroso efecto de su hostilidad; solo este Santo Templo de Nuestra Señora de África ha sido privilegiado, estando su situación en el más próximo lugar al destino y blanco de estas baterías. No tiene en sus sagradas paredes pintado algún milagro, porque varios que han puesto luego se han desvanecido, y no se pueden numerar los prodigios sin número que esta Sacratísima Imagen ha hecho y hace en Ceuta, España, y en los mares, así públicos, como privados; pues apenas habrá militar en los Reales Ejércitos del Rey Católico que no deba a esta Señora algún especial favor y beneficio.
  
Pero porque no sabemos si las amenazas divinas (reprimidas hasta hoy por beneficio de esta Señora) pasarán algún día, por justos juicios de Dios, a descargar el último fatal golpe de su ira, irritada con la continuación de nuestros desacatos, convendrá mucho el templar el justo merecido rigor de la indignación de Dios, procurando cada uno de los vecinos y habitadores de Ceuta reformar sus costumbres, y dedicarse de corazón a la práctica de obras cristianas y ejercicio de virtudes, para que logren así del piadosísimo liberal corazón de la Divina Africana Protectora la continuación de su Patrocinio y amparo fidelísimo, librando así a Ceuta de los continuos ayes y sustos en que tantos años ha gime y teme su ruina y exterminio. Y para mas obligar las entrañas de esta Piadosísima Madre será sin duda medio gratísimo a sus ojos, el que antes de su día, a veinte y siete de Julio, se empiece en su santo Templo y Casa su devotísima Novena, acabándola en el día cuatro de Agosto, víspera del día de su Fiesta principal. Y el que no pueda concurrir por alguna indispensable ocupación o embarazo, la podrá hacer en su casa con su familia, y los soldados en sus cuarteles, confesando y comulgando el día primero, o último, o en ambos de la Novena. Fuera de esto, se procurará en cada uno de los nueve días hacer en reverencia de los Dolores de la Madre y Tormentos del Divino Hijo alguna obra de mortificación con prudente medida y reflexión a las circunstancias del estado de cada uno, siendo la regla más segura seguir en esta parte el dictamen del Confesor.
  
Siempre que se viere Ceuta amenazada de alguna aflicción temporal, será dictamen muy cuerdo y saludable no lisonjearse con esperanzas aéreas de que no pasará de amenaza, con la confianza de otros favores debidos a su Soberana Protección, antes bien se debe justamente recelar la ejecución del último castigo, y para evitarlo con nuevo y humilde recurso a la piedad de María Dolorosa, convendrá mucho para aplacar la indignación de su Hijo Santísimo, acogerse todos con devotísimo fervoroso corazón al asilo eficaz de su Novena, y lo mismo debe hacerse en las necesidades de nuestra Monarquía, sequedad en los campos, y en cualquier otra necesidad en lo espiritual, corporal y temporal; y aun cada uno por cualquier necesidad o pretensión privada que tenga. Y para animar a los devotos de la Novena con el auxilio espiritual y goce de las indulgencias.
   
El Excelentísmo Señor Don Diego de Astorga y Céspedes, por la Divina Gracia, Arzobispo de Toledo, concedió benignamente a todos los vecinos y forasteros de dicha Ciudad de Ceuta, ochenta días de Indulgencia en cada uno de los nueve días a los que asistieren o hicieren dicha Novena, así en el Templo de Nuestra Señora como en sus casas. Y también por las mismas razones de piedad justísima, concedió otros cuarenta días de Indulgencia en los mismos días de la Novena el Ilustrísimo Señor Don Tomás de Aguero, Obispo que fue de Ceuta; el Ilustrísimo Señor Don Fr. Tomás del Valle, Obispo que fue de Ceuta, concedió cuarenta días de Indulgencia. Así mismo el Ilustrísimo Señor Don Andrés Mayoral, Obispo actual de Ceuta, concede otros cuarenta días. También el Ilustrísimo Señor Don Bartolomé de Camacho y Madueño, Obispo de Tortosa, concede cuarenta días. Asimismo, el Ilustrísimo Señor Don Pedro de Copons y de Copons, Arzobispo de Tarragona, concede ochenta días; y el Ilustrísimo Señor Don Felipe de Aguado y Requejo, Obispo de Barcelona, concede cuarenta días de Indulgencia. De suerte que el que hiciere la Novena gana en cada día trescientos y sesenta días de Indulgencia. Y lo mismo el que rezare una Salve delante de la Santa Imagen, rogando a Dios por la Paz y Concordia entre los Príncipes Cristianos. El Eminentísimo Señor Cardenal Don Diego de Astorga concedió cien días de Indulgencia a todas las personas que rezaren una Salve delante de la Santa Imagen, que se venera con el titulo de África, en la iglesia parroquial de Orán.
  
NOVENA DE NUESTRA SEÑORA DE ÁFRICA, PATRONA Y ESPECIAL PROTECTORA DE LA CIUDAD DE CEUTA, ANTEMURAL DE ESPAÑA
   

Postrados a los pies de María Dolorosa delante de una Imagen suya (si se puede haber), y hecha devotamente la Señal de la Cruz, se dirá con fervoroso y entrañable afecto el Acto de contrición a la letra, como lo enseña el Catecismo; y acabado este, se dirá la oración siguiente, que se repite todos los días.

Por la señal ✠ de la Santa Cruz, de nuestros ✠ enemigos, líbranos Señor ✠ Dios nuestro. En el nombre del Padre, y del Hijo ✠, y del Espíritu Santo. Amén.
    
ACTO DE CONTRICIÓN
Señor mío Jesucristo, Dios y hombre verdadero, Criador y Redentor mío, por ser Vos quien sois y porque os amo sobre todas las cosas, me pesa de todo corazón de haberos ofendido: propongo firmemente de nunca más pecar, y de apartarme de todas las ocasiones de ofenderos, y de confesarme y cumplir la penitencia que me fuere impuesta: ofrézcoos mi vida, obras y trabajos en satisfacción de todos mis pecados; y así como os lo suplico, así confío en vuestra bondad y misericordia infinita me los perdonaréis, por los merecimientos de vuestra preciosísima Sangre, Pasión y Muerte, y me daréis gracia para enmendarme y para perseverar en vuestro santo servicio hasta la muerte. Amén.

ORACIÓN PARA TODOS LOS DÍAS
Dolorosísima Virgen María, dignísima y verdadera Madre del Unigénito del Padre hecho hombre por nuestro amor en tus purísimas entrañas; postrado humilde y confiadamente a tus pies sacratísimos, te pido y ruego, Señora y Madre mía dulcísima, que si el favor y merced que deseo lograr de tu piadoso corazón en esta Novena ha de ser para gloria de Jesús, tu Hijo crucificado, y bien de mi alma, me lo alcances de su bondad piadosísima; y si no, me concedas lo que tú, segurísima y bondadosa esperanza mía, conocieres ser más conforme a la divina voluntad.

DÍA PRIMERO – 27 DE JULIO
Dolorosísima María, único y poderoso asilo de mi corazón y alma, que para dar principio a la Pasión de tu Hijo Jesús, y después de la Cena e institución del Sacramento del Altar, sentiste en tu amoroso y tierno corazón la penetrante herida con que te traspasaron las lágrimas y dulces afectos cariñosos con que se despidió de tu amable compañía, pidiéndote, como verdadero e hijo tuyo, licencia para ir a padecer por nosotros los pecadores: por el inexplicable y vivísimo dolor que sentiste en esta despedida, te suplico me apartes y dividas de todos los afectos que en esta vida mortal me puedan apartar de tu dulce compañía en el cielo; y que me alcances el favor que os pido en esta Novena, si ha de ser para gloria de Dios, tuya, y bien de mi alma.

Aquí se rezarán tres Avemarías en reverencia a las almas santísimas de tu Hijo y tuyas, y se prosigue hablando con su Majestad la siguiente Oración:

ORACIÓN 
Poderosísima Virgen María, fiel y cariñosa Madre de los hijos de la Iglesia que viven en los presidios y países de África: pues con tanta razón eres llamada en los cielos y en la tierra Madre de la Fe y de la Santa Iglesia, triunfadora siempre de la gentilidad, secta mahometana y herejías; por reverencia y amor a aquella sangre preciosísima que Jesús tomó de tu purísimo corazón y entrañas, te pido, divina Africana mía, nos alcances del poder de tu Hijo (que puso y dejó en tus manos la conversión verdadera) la reducción a la fe de todos los herejes y gentiles, la defensa victoriosa contra los bárbaros de este tu presidio y ciudad de Ceuta, el arrepentimiento de las culpas y la perseverancia en gracia de todos sus moradores y soldados tuyos que asisten a su defensa, y a mí la gracia que te suplico en esta Novena. Amén.

Después, levantando el corazón a Dios y a nuestra Madre y Señora de África, con humilde y fervorosa confianza de conseguir, si conviene, lo que se pide, hará cada vez interiormente su súplica y oración particular, y se prosigue:

ORACIÓN A JESÚS CRUCIFICADO
Divino amante Jesús crucificado, que difunto ya en el doloroso seno de tu afligida e inconsolable Madre, eres lastimoso objeto a los mares de su llanto, con que solicitas también de nuestros duros corazones el más vivo, tierno y continuo por nuestras culpas. No permitáis, Señor, se pierdan las almas redimidas con tu Sangre preciosísima: antes bien, aplacado con las lágrimas y gemidos amorosos con los que os pide su salud eterna la que escogisteis por Madre a un tiempo de Dios y de los pecadores. Herid eficazmente con vuestros auxilios los corazones de todos, y en especial de los que nos gloriamos con el título de hijos y esclavos de su Madre Dolorosa, para que despreciadas las honras, riquezas y deleites de esta vida, merezcamos conseguir la eterna por medio de una buena muerte. Amén.
   
Después se saludan las cinco preciosísimas Llagas de Jesús difunto en el regazo y seno de María, para mejor obligar a la Dolorosa Madre.
  • A la Llaga del Pie izquierdo: Salúdote, preciosísima amorosa Llaga de mi Señor Jesucristo, y os pido, Señor, me perdonéis por ella cuanto os he ofendido; que traigáis a vuestra gracia a todos los pecadores, y defendáis poderosamente a esta Ciudad de las armas enemigas. Amén. Padre nuestro, Ave María y Gloria Patri.
  • A la Llaga del Pie derecho: Salúdote, hermosísima sangrienta Llaga de mi Señor Jesucristo, y os pido, Señor, me perdonéis por ella cuanto os he ofendido; la libertad dichosa para el Cielo a todas las benditas Almas del Purgatorio; y a esta Plaza la libréis de las plagas de peste y enfermedades contagiosas. Amén. Padre nuestro, Ave María y Gloria Patri.
  • A la Llaga de la Mano izquierda: Salúdote, Celestial Divina Llaga de mi Señor Jesucristo, y os pido, Señor, me perdonéis por ella cuanto os he ofendido; la salud, libertad y consuelo para los enfermos en los hospitales, prisioneros en las cárceles y cautivos en los moros; y para esta Ciudad el socorro abundante de mantenimientos y agua para los campos. Amén. Padre nuestro, Ave María y Gloria Patri.
  • A la Llaga de la Mano derecha: Salúdote, dulcísima penetrante Llaga de mi Señor Jesucristo, y os pido, Señor, me perdonéis por ella cuanto os he ofendido; que abráis liberalmente la diestra de tu misericordia con los pobres y necesitados; y a esta Ciudad la libréis de las inundaciones del mar y armas enemigas. Amén. Padre nuestro, Ave María y Gloria Patri.
  • A la Llaga del Costado Sacratísimo: Salúdote, cordialísima inmortal Llaga de nuestro Señor Jesucristo, y os pido, Señor, por ella, que con los dos penetrantes filos de amor y compasión a los tormentos y dolores de su afligidísima Madre, hieras, llagues y penetres profundamente mi corazón; alivies y defiendas a tu Santa Iglesia de las tribulaciones con que la persigue el Infierno; y a esta Ciudad la conserves hasta el fin en la pureza de la Fe, y en el temor y amor santo tuyo y de tu dulcísima Madre. Amén. Padre nuestro, Ave María y Gloria Patri.

DÍA SEGUNDO – 28 DE JULIO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, mar amargo de penas donde entraron a derramar sus corrientes todos los ríos de los dolores e injurias de tu Hijo Jesús; por aquel dolor agudísimo que atravesó tu espíritu al saber que tu amado Hijo había sido entregado por el traidor Judas con un beso de paz en el Huerto de Getsemaní, y que habiendo sido atado como malhechor fue desamparado de sus discípulos: te suplico, Madre mía, que por las oraciones y sudor de sangre de tu Hijo en el Huerto, aprisiones mi alma y corazón con las ataduras del amor de tu Hijo y tuyo, para que así, siempre prisionero en esta vida, logre la libertad en la eterna; y también te suplico me concedas la gracia que pido en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.
   
DÍA TERCERO – 29 DE JULIO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, teatro el más lastimoso de las penas, lágrimas y dolores, que no obstante el inmenso peso de su rigor, seguisteis con espíritu magnánimo e invencible las huellas de la Pasión de tu Hijo, llorando con inconsolable llanto la bofetada que sufrió humilde en casa de Anás, las irrisiones y escarnios en la de Caifás, y el encierro inhumano en el calabozo aquella noche: te pido, Señora y Madre mía, por el imponderable dolor que ocasionó en tu corazón el puñal tres veces sangriento de tus dolores y penas, que arraigues en el mío un verdadero amor y caridad hacia todos mis prójimos y una invencible paciencia en todos los trabajos de esta vida, para lograr tu perpetua vista y compañía en la eterna; y también te suplico la gracia que pido en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.

DÍA CUARTO – 30 DE JULIO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, inaccesible abismo de lágrimas y amarguras, que después de una noche tan prolija de tormentos de tu Hijo, le visteis salir a las calles públicas llevado ignominiosamente como malhechor por los sayones y verdugos, lastimado y aprisionado con sogas y cadenas, y lleno su hermosísimo rostro de salivas inmundas y asquerosas hasta el Pretorio de Pilatos, donde le visteis y oísteis ser objeto de las calumnias y acusaciones de la ingrata Jerusalén: por aquel dolor tan penetrante y vivo que estampó en tu corazón vista tan lastimosa y tierna, te pido selles en el mío hasta morir la imagen de tu Hijo Santísimo, así dolorido y afeado por mi amor, para que esta celestial amargura me preserve siempre de la corrupción de mi alma. Y también te suplico concedas la gracia que solicito en esta Novena, si es para mayor gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.

DÍA QUINTO – 31 DE JULIO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, escollo inmutable y peregrino donde quiebran su furor todas las olas del diluvio de los dolores y penas sin hacer mella en la invencible constancia de tu corazón: por el profundísimo dolor que dividió tu espíritu hasta el último fondo del sentimiento al ver a tu Santísimo Hijo Jesús burlado por Herodes y su ejército, vestido ignominiosamente con el traje y librea de loco e insensato, y pospuesto a Barrabás: te pido humildemente vistas a mi alma hasta la muerte con la túnica y estola blanca de la divina gracia, teñida con la sangre del Cordero Jesús, tu Hijo; y también te suplico la gracia que deseo en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.

DÍA SEXTO – 1 DE AGOSTO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, centro anchuroso a donde caminan y descansan todos los ríos de las penas y tormentos, y de donde salen todas las corrientes caudalosas para llenar las almas de todos los santos; por los vehementísimos dolores que sentiste imponderables en tu tierno corazón y espíritu al descargar la justicia del Eterno Padre el rigor de nuestras culpas con cinco mil y más azotes sobre el delicado cuerpo de tu Hijo: te pido humildemente, Madre mía, riegues mis potencias y sentidos con las lluvias de esa sangre, y con la que a arroyos derramasteis de sangriento llanto con el dolor de mis culpas y compasión a las innumerables heridas y llagas de tu Hijo, para que así, regada la tierra de mi corazón con la sangre de tu inocente Abel, dé el fruto de buenas obras y virtudes que tú deseas y me pides; y también te suplico consiga la gracia que pido en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.
   
DÍA SÉPTIMO – 2 DE AGOSTO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, celestial esfera y elemento donde viven y respiran todas las especies de dolores, cuyo número innumerable, después de Dios, solo te es conocido a ti; por aquel dolor y océano de amarguras que sentiste en los senos más profundos de tu corazón al ver coronar de espinas penetrantes, y vestir de ignominiosa púrpura y cetro al mejor Salomón, Jesús, que viste de hermosura al cielo y la tierra; y por el que también sentisteis al ver llevar a tu inocente hijo Isaac con la dura y pesada cruz a cuestas, arrastrado, caído y afrentado con la compañía de dos ladrones, cegando sus hermosos ojos con la tierra y polvo que le arrojaban, e hiriendo sus oídos con execrables injurias y blasfemias: te pido, Madre mía, de tu divino y hermoso Nazareno, auxilio y fortaleza para llevar las cruces de esta vida, y también la gracia que deseo en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.
   
DÍA OCTAVO – 3 DE AGOSTO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, celestial tesoro y depósito de todos los tormentos y penas de la pasión de tu Hijo, espejo purísimo donde reverberan sus amarguras, sus congojas, sus lágrimas, sus tristezas, sus desamparos y agonías: por aquellas tres dolorosísimas horas en que al pie de la Santa Cruz bebió tu sediento y amante espíritu de aquel destrozado árbol de la vida todas las aguas de su Pasión y muerte, clavado tu corazón en la cruz con los mismos clavos con que visteis le puso en ella la impiedad de los judíos: te pido, Madre mía, me alcances de tu crucificado Hijo Jesús gracia eficacísima para vivir y morir crucificado al mundo en la cruz de mi Redentor; y también te suplico la gracia que deseo en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.

DÍA NOVENO – 4 DE AGOSTO
Por la señal…
Acto de contrición y Oración para todos los días.
   
Dolorosísima María, impenetrable abismo donde se recogieron los diluvios de la Pasión y muerte del Hijo del Eterno Padre, después de que a tu vista le viste con voz clamorosa entregar su espíritu en las manos de su piedad y misericordia: por aquel dolor dolorosísimo que traspasó las amorosas telas de tu corazón con el impío golpe de la lanza que penetró el de tu difunto Hijo, y que te redujo a la soledad más desabrida y triste, siendo universal la borrasca de tus penas al ver ya difunto al Divino Nazareno, a quien tienes ante tu vista en el regazo y seno de tus brazos protectores (recibiendo en ellos ríos de sangre que brotan de estas sangrientas llagas y de su cuerpo sacratísimo): te suplico me alcances la gracia que pido en esta Novena, si es para gloria de Dios y bien de mi alma. Amén.
   
Rezar tres Ave Marías. Las demás Oraciones y la Salutación a las Santas Llagas se dirán todos los días.

martes, 21 de julio de 2026

SAN VÍCTOR DE MARSELLA Y COMPAÑEROS, MÁRTIRES

Al poco tiempo de haber mandado degollar a toda la legión Tebea, fue el emperador Maximiano a Marsella, donde había una iglesia numerosa y floreciente. A su llegada temblaron por su vida todos los fieles de la ciudad y se prepararon para el martirio. Durante esta general consternación un oficial cristiano, llamado Víctor, iba todas las noches de casa en casa a visitar a sus hermanos en Jesucristo para exhortarles al desprecio de la muerte, e inspirarles el deseo de la vida eterna. Habiendo sido sorprendido en una acción tan digna de un soldado de Cristo, fue conducido al tribunal de los prefectos Asterio y Eutiquio, que le representaron el peligro que corría, y cuán loco era de exponerse a perder el fruto de sus servicios y el favor del príncipe, por querer adorar a un hombre muerto. Contestó Víctor que renunciaba a todas las ventajas, que no podía servir mas que a Jesucristo, Hijo eterno de Dios, que se había dignado hacerse hombre y que había resucitado después de muerto. Semejante respuesta excitó furiosos gritos de indignación, pero como el prisionero era persona ilustre, lo enviaron al emperador Maximiano, el cual, para torcer la constancia de Víctor lo hizo atar de pies y manos y mandó que lo paseasen por todas las calles de la ciudad, exponiéndolo así a los insultos del populacho. A la vuelta de este público desprecio, lo presentaron todo cubierto de sangre a los prefectos, y Asterio mandó que lo extendiesen sobre el caballete, donde los verdugos le atormentaron por largo espacio. Encerránronle después en una lóbrega prisión, en la cual, a media noche, le visitó el Señor por el ministerio de sus ángeles. La cárcel se llenó de admirable claridad. El santo mártir cantaba con los espíritus celestiales las alabanzas del Señor. Tres soldados encargados de custodiarle quedaron tan asombrados de lo que pasaba, que arrojándose a los pies de Víctor, le pidieron perdón y la gracia del bautismo. Llamábanse Longinos, Alejandro y Feliciano, los cuales fueron bautizados aquel día, y Víctor les sirvió de padrino. Al día siguiente, supo todo esto el emperador, y montado en cólera hizo trasladar los cuatro santos a la plaza pública, donde fueron cargados de injurias por la plebe soez y cortadas las cabezas de los tres centinelas. Tres días después llamó de nuevo el emperador a Víctor a su tribunal y le mandó adorar una estatua de Júpiter puesta sobre un altar, pero Víctor, lleno de fe en Jesucristo, dio un puntapié al altar, y lo derribó juntamente con el ídolo hecho pedazos. El tirano, para vengar a sus dioses, le hizo cortar el pie ordenando luego que metiesen al mártir debajo de la rueda de un molino. Como a la primera vuelta el molino se descompusiese, sacaron de allí al santo y le cortaron la cabeza. Su cuerpo, junto con los cadáveres de Longinos, Alejandro y Feliciano, fueron arrojados al mar, pero los cristianos los encontraron sobre la orilla y les dieron honrosa sepultura.
  
REFLEXIÓN
Mostróse San Víctor muy digno de su nombre, porque fue ilustre y glorioso vencedor de todos los poderes de la tierra y del infierno. Por esta causa triunfa ahora en el paraíso con todos los santos mártires a quienes animó a alcanzar también victoria de los tiranos y tormentos. Hagamos asimismo nosotros obras dignas del nombre que llevamos, imitando las virtudes del santo cuyo nombre nos pusieron en el bautismo, para que, así como ahora nos honramos con su nombre, participemos después de su eterna recompensa.
  
ORACIÓN
Oh Dios, que nos concedes la gracia de celebrar el nacimiento para el cielo de los gloriosos mártires Víctor y sus compañeros, concédenos también la de gozar de tu eterna bienaventuranza en su santa compañía. Por Jesucristo, nuestro Señor. Amén.

domingo, 19 de julio de 2026

SAN VICENTE DE PAÚL, CONFESOR Y FUNDADOR

«Quien diere a uno de estos pequeñuelos un vaso de agua fresca solamente por razón de ser discípulo mío, os doy mi palabra que no perderá su recompensa» (San Mateo X, 42).
   

Aun en los períodos de mayor decadencia religiosa, cuando los hombres parecen haber olvidado totalmente el Evangelio, Dios se encarga de que surjan en la Cristiandad ministros fieles, capaces de reavivar la caridad en el corazón de los hombres. San Vicente de Paul fue uno de esos instrumentos de la Providencia. Sus padres Juan de Paúl y Beltranda de Moras, oriundos de Tamarite de Litera en Aragón, poseían una pequeña granja llamada Ranquines en Pouy, aldea vecina a Dax, en la Gascuña (que después será renombrada San Vicente de Paúl). Allí nació Vicente el 24 de Abril de 1581, tercero de seis hermanos. Ante la inteligencia y la inclinación al estudio de que Vicente daba muestras, su padre le confió a los franciscanos recoletos de Dax para que le educasen. Vicente terminó sus estudios en la Universidad de Tolosa y, el 23 de Septiembre de 1600, a los veinte años de edad, recibió la ordenación sacerdotal de manos del obispo de Périgueux Francisco de Bourdeilles. Lo poco que sabemos sobre la juventud de Vicente no hacía prever la fama de santidad que alcanzaría en el futuro. Se dice que hizo un viaje a Marsella para vender un legado, que estuvo dos años prisionero en Túnez y que logró escapar en forma muy novelesca junto con su último amo Guillaume Gautier, un franciscano devenido a musulmán. 

El propio San Vicente cuenta que, en aquella época, lo único que le preocupaba era hacer carrera. Logró obtener el puesto de capellán de la reina Margarita de Valois, al que estaban anexas las rentas de una pequeña abadía, según la reprobable costumbre de aquel tiempo. Vivía en París con un amigo, cuando ocurrió un suceso que iba a cambiar su vida. El amigo con quien compartía sus habitaciones, le acusó de haberle robado cuatrocientas coronas y como todos los indicios estaban en contra de Vicente, empezó a esparcir entre sus conocidos el rumor de que su compañero era un ladrón. Vicente se contentó con negar el hecho diciendo: «Dios sabe la verdad». Seis meses más tarde, cuando Vicente había soportado la difamación con increíble paciencia, el verdadero ladrón confesó su fechoría. San Vicente relató más tarde el suceso en una conferencia espiritual a sus sacerdotes (pero habló en tercera persona), para hacerles comprender que la paciencia, el silencio y la resignación son la mejor defensa de la inocencia y el medio más apto para santificarse gracias a la calumnia y la persecución.

Vicente conoció en París a un virtuoso sacerdote, Pedro de Bérulle, quien sería más tarde cardenal. Bérulle, que le profesaba gran estimación, consiguió que aceptase el cargo de tutor de los hijos de Felipe de Gondi, conde de Joigny. La condesa Francisca Margarita de Silly le eligió como confesor y director espiritual.

En Enero de 1617, cuando la familia se hallaba en la casa de veraneo en Folleville, Vicente acudió a confesar a un campesino gravemente enfermo. Como el mismo penitente relató más tarde a la condesa y a otras personas, todas sus confesiones anteriores habían sido sacrílegas y debía su salvación a la bondad de San Vicente. La condesa quedó horrorizada al oír hablar de tales sacrilegios. La señora de Gondi era una buena mujer que, en vez de encastillarse en la ilusión de orgullo, por la que tantos amos se desentienden del cuidado de sus criados, comprendía que estaba ligada a sus servidores por los lazos de la justicia y de la caridad, que la obligaban a velar por el bien espiritual de su servidumbre. Las buenas inclinaciones de la condesa ayudaron también a San Vicente a caer en la cuenta del abandono religioso en que vivían los campesinos de Francia, de suerte que la condesa le convenció fácilmente para que predicase en la iglesia de Santiago el Mayor y San Juan Bautista de Folleville e instruyese al pueblo sobre la confesión. Tras los primeros sermones (del cual el primero, el día de la Conversión de San Pablo, es considerado el origen de la futura Congregación de la Misión fundada ocho años después), fue tan grande la multitud de los que acudieron a hacer su confesión general, que Vicente tuvo que pedir ayuda a los jesuitas de Amiens.

Ese mismo año de 1617, por consejo del P. Bérulle, Vicente renunció al cargo de tutor para encargarse de la parroquia de Châtillon-les-Dombes. En el desempeño de ese puesto consiguió la conversión del conde de Rougemont y otros personajes que llevaban una vida escandalosa. Pero al poco tiempo retornó a París y empezó a trabajar con los galeotes de la Conserjería. Fue nombrado oficialmente capellán de los galeotes (de los que estaba encargado el general Felipe de Gondi), y su primer cuidado consistió en predicar una misión en Burdeos, en 1622. Por entonces, comenzó a circular la historia de que San Vicente sustituyó una vez a un galeote en una galera.

La condesa de Joigny le ofreció una renta para que fundase una misión permanente para el pueblo, en la forma en que lo creyese conveniente, pero Vicente no hizo nada por el momento, ya que su humildad le llevaba a creerse incapaz de semejante empresa. La condesa, que sólo encontraba la paz en la dirección espiritual del santo, le arrancó la promesa de que nunca dejaría de dirigirla y de que la asistiría en la hora de la muerte. Deseosa por otra parte de hacer cuanto estaba en su mano por el bien espiritual de sus súbditos, consiguió que su esposo la ayudase a formar una asociación de misioneros que consagrasen su celo a atender a sus vasallos y, en general, a los campesinos. El conde habló del proyecto a su hermano, el arzobispo de París, quien puso a su disposición el edificio del antiguo colegio “Bons Enfants” para alojar a la comunidad. Los misioneros estaban obligados a renunciar a las dignidades eclesiásticas, a trabajar en las aldeas y pueblecitos de menor importancia y a vivir de un fondo común. San Vicente tomó posesión de la casa el 17 de Abril de 1625.

Como lo había prometido, el santo asistió a la condesa en su última hora, pues Dios la llamó a Sí dos meses después. En 1633, el superior de los Canónigos Regulares de San Víctor regaló a los misioneros el convento de San Lázaro, que se convirtió en la sede principal de la congregación. Por ello se llama a los padres de la Misión, unas veces lazaristas y otras vicentinos. Se trata de una congregación de sacerdotes diocesanos que hacen cuatro votos simples de pobreza, castidad, obediencia y perseverancia. Se ocupan principalmente de las misiones entre los campesinos y de la dirección de seminarios diocesanos; actualmente tienen colegios y misiones en todo el mundo. Cuando murió San Vicente, la congregación tenía ya veinticinco casas, en Francia, Argelia, el Piamonte, Polonia y aun en Madagascar.

Pero el celo de “Monsieur Vincent”, como empezó a llamársele cariñosamente, no se satisfizo con esa fundación, sino que trató de remediar las necesidades corporales y espirituales del pueblo por todos los medios posibles. Con ese fin, estableció las cofradías de la caridad (la primera de ellas en Châtillon), cuyos miembros se dedicaban a asistir a los enfermos de las parroquias. Tal fue el origen de las Hermanas de la Caridad, que San Vicente fundó con Santa Luisa de Marillac el 29 de Noviembre de 1633. De las Hermanas de la Caridad se ha dicho que «tienen por convento el cuarto de los enfermos, por capilla la iglesia parroquial y por claustro las calles de la ciudad». El santo organizó también la asociación de las Damas de la Caridad entre las señoras ricas de París, para conseguir fondos y ayuda para las obras de beneficencia. No contento con eso, fundó varios hospitales y asilos para huérfanos y ancianos y empezó a construir, en Marsella, el hospital para galeotes, que no llegó a terminar. Para financiar todos esos establecimientos encontró generosos bienhechores y dejó fijadas reglas muy sabias para su administración. Igualmente redactó un plan de retiro espiritual para los candidatos al sacerdocio, un método de examen de conciencia para la confesión general y otro para deliberar sobre la vocación, e instituyó una serie de conferencias sobre las obligaciones clericales, para remediar los abusos e ignorancia que descubría a su alrededor. Parece casi increíble que un hombre de humilde origen, sin fortuna y sin las cualidades que el mundo más aprecia, haya podido realizar solo una tarea tan extraordinaria.

Al saber San Vicente la miseria que reinaba en Lorena durante la guerra en esa región, consiguió en París una suma fabulosa de dinero para socorrer a los habitantes. Además, envió a sus misioneros a predicar entre los pobres y enfermos de Polonia, Irlanda, Escocia y aun de las Hébridas. Su congregación rescató en el norte de África a 1.200 esclavos cristianos y socorrió a muchísimos otros. El rey Luis XIII mandó llamar al santo para que le asistiese en su lecho de muerte, y la regente, Ana de Austria, le consultaba acerca de los asuntos eclesiásticos y la concesión de beneficios. Sin embargo, San Vicente no consiguió persuadir a la reina, en el asunto de la Fronda, a que hiciese renunciar a su ministro Mazarino por el bien del pueblo. Gracias a la ayuda del santo, las Benedictinas inglesas de Gante pudieron fundar un convento en Bolonia de Francia en 1652.

Pero esta colosal actividad no distraía un instante a Vicente de su unión con Dios. En los fracasos, decepciones y ataques, conservaba una serenidad extraordinaria y su único deseo era que Dios fuese glorificado en todas las cosas.

Por increíble que pueda parecer, San Vicente «era un hombre de carácter belicoso y colérico», según lo confiesa él mismo; podría creerse que se trata de una exageración debida a la humildad, pero otros testigos confirman esas palabras. «Sin la gracia –dice el mismo Vicente–, me habría dejado llevar de mi temperamento duro, áspero e intratable». Pero la gracia de Dios no le faltó y supo aprovecharla hasta convertirse en un hombre dulce, afectuoso y extraordinariamente fiel a los impulsos de la caridad y el amor de Dios. El santo quería que la humildad fuese la base de su congregación y no se cansaba de repetirlo. En cierta ocasión, se negó a admitir en su congregación a dos hombres de gran saber, diciendo: «Vuestras habilidades están por encima de nuestro nivel y pueden encontrar mejor empleo en otra parte. Nuestra gran ambición es instruir a los ignorantes, mover a penitencia a los pecadores y sembrar en el corazón de los cristianos el evangelio de la caridad, la humildad, la mansedumbre y la sencillez». Según las reglas de San Vicente, los misioneros no debían hablar nunca acerca de sí mismos, porque tales conversaciones proceden generalmente de soberbia y fomentan el amor propio. Era muy grande la preocupación de San Vicente por la rapidez con que se divulgaba el jansenismo en Francia. «Durante tres meses –confesó el santo–, el único objeto de mis plegarias ha sido la doctrina de la gracia y, cada día, Dios ha confirmado mi convicción de que Nuestro Señor Jesucristo murió por todos nosotros y que desea salvar al mundo entero». Él mismo se opuso activamente a los predicadores de la falsa doctrina y no toleró que permaneciera en su congregación ningún sacerdote que profesara sus errores.

Hacia el fin de su vida, la salud del santo estaba totalmente quebrantada. Murió apaciblemente, sentado en su silla, el 27 de Septiembre de 1660, a los ochenta años de edad, poco más de seis meses después de Santa Luisa de Marillac. Clemente XI le canonizó en 1737, y León XIII proclamó a ese humilde campesino patrono de todas las asociaciones de caridad. Entre éstas se destaca la Sociedad de San Vicente de Paul, que Federico de Ozanam fundó en París en 1883, siguiendo el espíritu del santo.

Las fuentes sobre la vida de San Vicente de Paul son muy numerosas. Han sido editadas con gran cuidado por el P. Pierre Coste, Saint Vincent de Paul, correspondance, entrétiens, documents (1920-1925), en catorce volúmenes. La biografía escrita por el mismo autor, Le grand saint du siécle (3 vols.), completa dicha obra. La primera biografía de San Vicente fue la que publicó Mons. Luis de Abelly cuatro años después de su muerte. Las biografías modernas son innumerables; citemos, entre otras, las de Bougaud, de Broglie, y Lavedan. Esta última, a pesar de su maravilloso estilo, no iguala en veracidad histórica a La vraie vie de S. Vincent de Paul de Redier (1927), ni el S. Vincent de Paul de P. Renaudin (1929). En la gran pantalla, existe «Monsieur Vincent», excelente película de 1947 basada en la vida del santo. 

MEDITACIÓN SOBRE EL AMOR AL PRÓJIMO
I. Dios promete recompensar a los que dieren por amor a Él un vaso de agua al prójimo. ¡Qué recompensa no dará a los que hayan hecho grandes limosnas y aliviado a sus hermanos en sus necesidades temporales y espirituales! ¡Cuántas ocasiones dejamos escapar de ejercer la caridad! Jesucristo nos pedirá cuenta de ello en el día del juicio. Parece que nuestra salvación depende únicamente del bien o del mal que hubiéramos hecho a nuestro prójimo.
   
II. Jesucristo mira como hecho a Él mismo todo el bien o todo el mal que hacemos a nuestro prójimo. Todos los cristianos forman un cuerpo cuya cabeza es Cristo; quien hiere los miembros hiere también la cabeza. ¡Cuál no sería tu dicha, si pudieses dar de comer a Jesucristo, vestirlo y consolarlo! Todo esto haces cuando realizas tus obras de caridad para con los pobres. Aviva tu fe a fin de ver siempre a Jesucristo en la persona de tu prójimo. Fácil te será entonces amarlo, honrarlo y hacerle el bien.
   
III. Parece que Dios ha querido hacernos dueños de nuestro destino cuando dijo, en varios lugares del Evangelio, que se nos tratará como nosotros hayamos tratado a nuestro prójimo. Se nos juzgará como hayamos juzgado a los demás; se nos dará si damos; se nos perdonará como hayamos perdonado. Así, pues, sobre nosotros mismos recaerá todo el bien o el mal que hacemos a los demás. «¡Cuán extraño, dice San Agustín, es ver a los hombres maltratarse recíprocamente! ¿Las otras creaturas no proporcionan ya bastantes ocasiones de sufrir?».

La caridad para con los pobres.
Orad por las Conferencias Vicentinas.
   
ORACIÓN 
Oh Dios, que para evangelizar a los pobres y realzar el brillo del sacerdocio cristiano, habéis revestido al bienaventurado San Vicente de una caridad y una fortaleza verdaderamente apostólicas, haced, os lo suplicamos, que honrando sus méritos, seamos fortificados por el ejemplo de sus virtudes. Por J. C. N. S. Amén.