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viernes, 22 de septiembre de 2023

NOVENA EN HONOR A SAN REMIGIO

Traducción de una novena publicada en francés, sin autor conocido.
   
INTRODUCCIÓN
Desde su vida, San Remigio ha sido el personaje más célebre de las Galias del Norte. Aquel que ha tenido el insigne honor de bautizar a Clodoveo es uno de los grandes artífices de la fundación de la Iglesia y del reino de los francos.
    
La vida de San Remigio es conocida por diferentes textos entre los cuales el más célebre es la Vita Sancti Remíggi, redactado por Hincmaro, arzobispo de Reims entre 845 y 882. Nacido en 436, Remigio creció en una familia acomodada, su padre, Emilio, era conde de Laon. De natural muy piadoso, decidió a los 20 años enclaustrarse en una casa de Laon para llevar una vida de oración. Su reputación creció tanto que a la muerte de Benadio, obispo de Reims, los habitantes lo buscaron directamente para remplazar al obispo fallecido, aun cuando ¡no tenía sino 22 años! 

Esta novena nos hará descubrir a San Remigio que será honrado con el título de Apóstol de los Francos. Evocaremos los vínculos de amistad tejidos por San Remigio con el rey Clodoveo que devendrá el primer monarca de la nación francesa, y con la reina Santa Clotilde que será la pieza central de toda esta historia del reino cristiano. Lo que explica la presencia de la novena final a Santa Clotilde.

Prières quotidiennes


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Je crois en Dieu 

Prière à l’Esprit-Saint :

Accorde-moi, Seigneur, un esprit souple, afin que je paraisse faible et sans défense plutôt que de peiner ou de briser.
Accorde-moi un esprit droit afin que je n'interprète jamais en mal la peine que l'on me fait.
Accorde-moi, Seigneur, un cœur humble afin que je ne me raidisse pas
devant les critiques.
Accorde-moi un cœur large, afin que je supporte les étroitesses d'esprit.
Accorde-moi, Seigneur, une volonté ferme, afin que je persévère malgré l'ingratitude.
Accorde-moi surtout de savoir écouter, de savoir deviner, de savoir pardonner.
Afin que mes frères soient moins malheureux ! 

Prière à saint Rémi : Dieu éternel et tout puissant, par un effet de votre bonté, vous avez voulu que la France naquît dans les eaux du baptême que saint Remi administra à son premier roi, Clovis. Par l’intercession du même saint Remi, nous demandons humblement votre grâce afin de ne jamais nous écarter de votre service. Ramenez la France, la fille aînée de votre Eglise, à la fidélité aux promesses de son baptême, sous la protection de la Vierge Marie, de saint Michel archange et de tous les saints français.

Saint Remi, intercédez pour nous, afin que, par votre puissant patronage, les grâces divines inspirent nos prières, guident nos actions, consolent nos peines, guérissent nos maux et sanctifient notre vie.

Nous vous supplions, au nom de l’amour que vous avez pour la France, de conserver dans nos cœurs l’amour de Jésus-Christ et de son Eglise. Aidez-nous à être vos dignes enfants, fidèle à vos enseignements. Suscitez parmi nous des saints qui nous rendent la foi des anciens jours. Nous implorons votre protection pour nos corps et nos âmes. A votre exemple, ne refusant ni la vie ni la mort, nous promettons, pour votre honneur et notre salut, de nous efforcer à vivre et à mourir en véritables chrétiens. Amen.

Notre Père, 10 je vous salue Marie, Gloire au Père

Premier jour de la neuvaine : Rémi est sacré évêque de Reims

Prières quotidiennes

Remi naît en 439 dans une Gaule encore placée sous le pouvoir de Rome ; Aetius y maintient une sécurité relative. Le 20 juin 451, la victoire des Champs Catalauniques (entre Châlons-en-Champagne et Troyes) contre les Huns d’Attila prouve le bien-fondé de l’alliance romaine avec des militaires germains, en particulier les Francs, qui exercent une autorité de fait sur la province de Belgique seconde, dont Reims est la métropole. C’est là que le jeune Remi fait ses études. Bon élève, il apprend à bien écrire, discourir et versifier en latin. Il acquiert une culture biblique et la connaissance du droit romain, un bagage spirituel et intellectuel nécessaire à la fonction épiscopale, à laquelle il est élu en 461.

Il était âgé de vingt-deux ans quand l’évêque de Reims Bennadius vint à mou­rir. Le peuple, qui avait remarqué ce jeune homme à la fois si distingué et si vertueux, le réclama pour évêque. Malgré sa jeunesse et ses refus, les évêques de la région, réunis, lui imposèrent la consécration épisco­pale. Le nouvel évêque se montra plein de zèle et de charité, libéral et pénétré de l’esprit de Dieu. Sa parole miséricordieuse coulait comme un rayon de miel ; et son peuple ne se lassait pas de l’entendre. Saint Remi sera évêque de Reims pendant soixante-quatorze ans. Doux envers tous, Remi savait parler ferme quand il le fallait.

Prière : Seigneur, ce peuple des Francs que le bienheureux Pontife Rémi a prosterné à vos pieds, continuez de le défendre par ses prières contre les esprits du mal. Par la puissance du sacrement du baptême qu’il a reçu, gardez-le ferme dans la foi.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

Deuxième jour de la neuvaine : Rémi, bon pasteur

Au tournant du Ve siècle, la situation de la Gaule du Nord-Ouest est dramatique, elle est ravagée par les troubles qui ont marqué l’effondrement de l’Empire romain d’Occident (476) et la lutte pour le pouvoir avant le triomphe des Francs. Alors que la plupart des cités de Belgique seconde avaient un évêque au IVe siècle, on n’en trouve plus trace. Seuls sont occupés les sièges les plus méridionaux, Châlons et Senlis.

À la fin de l’épiscopat de saint Remi, il y a des évêques à Amiens, Beauvais, Senlis, Soissons, Châlons, Laon, Saint-Quentin, Arras/Cambrai, Tournai. Les sièges épiscopaux ont été créés ou recréés par ses soins. C’est lui qui envoie saint Vaast, arrivé à Reims avec Clovis dont il avait assuré la formation catéchétique, dans la cité d’Arras accablée par les invasions. La liste épiscopale de Soissons, interrompue, retrouve des titulaires avec son frère Principe puis son neveu Loup.

C’est à saint Remi qu’on doit l’érection du siège de Laon, par démembrement du très vaste diocèse de Reims. Le contexte favorable du règne de Clovis puis de son fils Thierry, qui fait de Reims la capitale de la part du royaume qu’il obtient en héritage en 511 (la future Austrasie), facilite assurément la naissance ou la renaissance d’églises catholiques dynamiques dans les principales cités de la province. Saint Remi apparaît comme le grand coordinateur et, plus concrètement, le consécrateur d’une nouvelle génération d’évêques.

L’Église redynamisée. Rémi s’attache à doter financièrement les églises établies dans les chefs-lieux des pagi (circonscription territoriale rurale) de son vaste diocèse, les circonscriptions les plus éloignées de Reims, les territoires du Porcien, du Castrice (Mézières), de Voncq et de Mouzon, dans l’actuel département des Ardennes. Des clercs bien formés sont capables de relayer la prédication de l’évêque.

Saint Remi a composé un recueil d’homélies, destiné à aider les prêtres. L’évêque s’appuie sur le clergé séculier déconcentré en petites communautés rayonnantes ; le monachisme n’est pas encore développé, il faut attendre les VIIe et VIIIe siècles pour le voir à l’œuvre dans les campagnes.

Prière de saint Rémi : Seigneur, que de cette race des Francs sortent des rois qui, confirmés dans la Vérité et la Justice pour le présent et pour l’avenir, suivent la volonté du Seigneur. Pour l’extension de la Sainte Eglise, qu’ils puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

Troisième jour de la neuvaine : Rémi, à l’écoute des plus pauvres

Dans sa ville épiscopale, il ne se contente pas de soulager ponctuellement les misères qu’il rencontre, il met en place des institutions assurant la pérennité à l’exigence de charité. L’un des premiers en Gaule, il conçoit une véritable politique de l’assistance en fondant une matricule des pauvres, destinée à drainer les dons des fidèles pour les redistribuer aux plus déshérités (la matricule est par définition la liste des immatriculés). À côté de la cathédrale, l’évêque entretient un « lieu d’accueil de l’étranger », de tous ceux qui sont déracinés ou délaissés, qu’il faut abriter et soigner. Au Moyen Âge, cette institution a pris le beau nom d’« Hôtel-Dieu ».

Son testament exprime clairement son souci des pauvres, du clergé et des paroisses rurales qu’il développe pour améliorer l’encadrement religieux des fidèles, alors que la vie ecclésiale est à cette époque essentiellement urbaine, autour de la cathédrale. Certes, il n’a pas encore le moyen de mettre en place un réseau complet dans des campagnes, au demeurant peu peuplées.

Saint Remi et Clovis. Ce contexte éclaire la lettre de Remi à Clovis, dont il salue l’avènement en 481, à la mort de Childéric, comme un nouveau chef de la province. Ce n’est pas une main audacieusement tendue à un barbare, comme on le dit encore parfois à tort, mais l’expression d’une collaboration déjà entamée, ce qui l’autorise, sur un ton paternel, à faire des principes chrétiens le fondement de son gouvernement : « Ta bonté doit s’exercer de manière intègre et honnête. Tu devras t’en rapporter à tes évêques et recourir toujours à leurs conseils… Rends courage aux citoyens, relève les affligés, favorise les veuves, nourris les orphelins… Que la justice sorte de ta bouche… Tu possèdes certaines richesses paternelles avec lesquelles tu libéreras les prisonniers et tu délieras du joug de la servitude. »

Rémi s'illustre par sa rigueur morale et par une extraordinaire charité. Il est ainsi le premier à collecter des fonds pour les redistribuer aux pauvres de son diocèse. Les plus faibles des créatures de Dieu profitent également de sa bonté quand, comme le conte la légende, il offre aux moineaux les miettes de son repas. 

Prière : Saint Rémi, vous écriviez à Clovis : « Secourez les malheureux, protégez les veuves, nourrissez les orphelins… Que votre tribunal reste ouvert à tous et que personne n’en sorte triste ! Toutes les richesses de vos ancêtres, vous les emploierez à la libération des captifs et au rachat des esclaves. Admis en votre palais, que nul ne s’y sente étranger ! Plaisantez avec les jeunes, délibérez avec les vieillards ! » Apprenez-nous à agir ainsi. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes 

Quatrième jour de la neuvaine : Rémi, apôtre de la nation française

Au lendemain de la bataille de Soissons, Rémi entre dans l'Histoire grâce à une lettre adressée à Clovis « Glorieux au combat »,, qui fait alors figure d'héritier de l'Empire Romain d'Occident. Dans cette missive, l'évêque de Reims vante les mérites de Childéric 1er, le père du jeune roi des Francs. Puis, avec beaucoup de diplomatie, il incite le nouvel homme fort des Gaules du Nord à la plus grande bienveillance à l'égard des institutions chrétiennes et en particulier des communautés catholiques.

Les évêques ont fait la France, comme les abeilles font leur ruche. Un de ceux qui ont le plus contribué à l’enfantement de la nation franque à la foi chrétienne est incontestablement saint Remi. Sa qualité d’Apôtre de la nation française, un épiscopat de longueur prodigieuse et lié aux plus importants événements, une réputation de savoir, d’éloquence et de sain­teté, tous ces avantages réunis dans la personne de saint Remi offraient aux écrivains de cette époque le plus riche fonds pour l’histoire de cette vie.

Ce qui a le plus contribué à la célébrité dont jouit le nom de saint Remi, ce sont ses relations avec le roi Clovis, chef païen belliqueux, le fondateur de la monar­chie française.

Rémi sera honoré du titre d'apôtre des Francs en baptisant le roi Clovis Ier, le 25 décembre 496, avec 3 000 guerriers francs de son entourage.

Quand il advint que Clovis monta sur un trône des Francs, Remi ne manqua pas de lui écrire promptement pour le féliciter et aussi pour lui adresser ses conseils :

– L’important, c’est que la justice de Dieu ne chancelle point chez nous.

– Vous devez vous servir de conseillers capables d’orner votre réputation.

– Vous devrez avoir de la déférence pour nos prêtres et recourir toujours à leurs conseils : si l’harmonie règne entre Vous et eux, notre pays en profitera.

– Secourez les affligés, ayez soin des veuves, nourrissez les orphelins.

– Que tous vous aiment et vous craignent.

La reine sainte Clotilde « Glorieuse au combat », tout naturellement, se tournera vers saint Rémi et vers un autre évêque contemporain, saint Vaast, pour acheminer le roi vers la foi. Après le baptême de Clovis à Reims, saint Rémi restera, jusqu'à sa mort, l'un des conseillers écoutés du roi et sera l'un des artisans, en Gaule, du retour à la vérité catholique des Burgondes après le bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé, deux populations contaminées par l'arianisme. 

Prière : Reviens saint Rémy, le peuple Franc est prêt à entendre la parole, prêt à être guidé par toi.

Guide-nous et réveille en nous l’ardeur au combat de Clovis, pour la défense de l’Eglise et de la France et pour la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes 

Cinquième jour de la neuvaine : Rémi, politicien

Rémi est appelé sur le devant de la scène politique par la reine Clotilde, qui le sollicite pour catéchiser son époux, décidé à se convertir au christianisme comme il en a fait serment à la bataille de Tolbiac.
Pendant deux ou trois ans, le prélat s'emploie à lutter contre les croyances païennes du roi des Francs, à qui il inculque les rudiments de la foi catholique.

Rémi, à l'instar de sa contemporaine Geneviève de Paris, a compris toute l'importance que revêt la continuité religieuse pour qui prétend asseoir son autorité sur une région restée romaine quelques années après l'effondrement de l'Empire d'Occident. Il propose à Clovis un pacte de respect mutuel, qui permettrait une transition harmonieuse entre la puissance romaine décadente et la nouvelle autorité barbare. Il s'efforce ainsi d'assurer la survie d'une Eglise à laquelle sont fortement attachés ses paroissiens et qui est menacée à la fois par le paganisme des Francs et par l'hérésie arienne des Wisigoths et des Burgondes.

Dès lors, l'évêque de Reims devient le conseiller avisé et écouté du roi des Francs. Entre Clovis et Rémi s'établit une relation marquée par une estime et une bienveillance réciproques. L’épisode du vas de Soissons en témoigne.

Au cours de son très long épiscopat, le prélat mène de nombreuses missions d'évangélisation en pays ariens et païens.

Prière : Saint Rémy, nous t’implorons à genoux. Daigne nous guider afin que nous soyons de dignes héritiers de ton testament, afin que la France puisse enfin d’accomplir sa mission divine tant attendue et prévue depuis si longtemps. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

Sixième jour de la neuvaine : Rémi baptise Clovis

Le matin de Noël 496, la foule assiège l’église de Reims, attendant le roi. Le temple est merveilleusement décoré de tapisseries et de guir­landes ; des fleurs jonchent le sol. Voici des jeunes filles en voiles blancs chantant des cantiques ; les leudes avec leurs riches costumes suivent sur leurs chars brillants.

Enfin Clovis paraît, ayant à ses côtés Clotilde, radieuse. Sur le seuil, l’évêque prend Clovis par la main et l’introduit dans l’église, au milieu des acclamations. Frappé de tant de splendeur, le royal catéchumène de­mande si c’est là le paradis qu’il lui a promis. « Non, dit l’évêque ; ce n’en est que le vestibule. » On arrive ensuite au baptistère.

L’évêque demande alors le saint Chrême. Mais le prêtre qui le por­tait ne peut pénétrer dans l’église, à cause de la foule. D’après la tradi­tion, soudain une colombe paraît, portant dans son bec une ampoule rem­plie d’une huile qui répand une odeur délicieuse. On en conclut que le chrême miraculeux avait été apporté du ciel, pour le sacre de Clovis. De là est venue la pratique de nos rois d’aller se faire sacrer à Reims.

Au moment de verser l’eau sur le front de Clovis, l’évêque lui dit : « Baisse la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. »

Puis, ce sont les deux sœurs du roi, Lantilde et Alboflède, l’une arienne, l’autre païenne, mais toutes deux catéchumènes, ainsi que trois mille guerriers, et un grand nombre de leurs femmes et de leurs enfants qui seront baptisés.

Allocution de saint Remi lors du Baptême de Clovis : « Apprenez, mon fils, que le Royaume des Francs est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise Romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ. Ce Royaume sera un jour grand entre tous les Royaumes et il embrassera toutes les limites de l’Empire Romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre Il durera jusqu’à la fin des temps ! Il sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la foi Romaine. Mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation ». 

Outre l’onction du baptême, saint Remi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Le baptême de Clovis est un des événements-clefs de l’histoire catholique de la France et à partir d’Henri Ier en 1027, tous les rois de France seront sacrés à Reims (sauf Louis VI, Henri IV et Louis XVIII). Au total trente-trois rois de France seront sacrés à Reims.

A partir de ce jour Clovis se montrera reconnaissant envers l’évêque de Reims en toutes circonstances et saint Remi restera jusqu’à sa mort, l’un des conseillers écoutés du roi.

L’empereur de Constantinople, Anastase, ayant envoyé une couronne d’or au roi des France, celui-ci, sur le conseil de Remi, en fit hommage au Pape.

Prière : Dieu éternel et tout puissant, par un effet de votre bonté, vous avez voulu que la France naquît dans les eaux du baptême que saint Remi administra à son premier roi : Clovis. Par l’intercession du même saint Remi, nous demandons humblement votre grâce afin de ne jamais nous écarter de votre service. Ramenez la France, la fille aînée de votre Eglise, à la fidélité aux promesses de son baptême, sous la protection de la Vierge Marie, de saint Michel archange et de tous les saints français. Saint Rémy, nous nous agenouillons devant toi, prêts à recevoir de nouveau le baptême. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

Septième jour de la neuvaine : Le miracle de la Sainte Ampoule

Cette fiole, appelée dans l’histoire la “Sainte Ampoule”, qui servit par la suite à l’onction des rois de France durant leur sacre, exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires.

La première biographie de Rémi, rédigée peu après sa mort, a été supplantée par un récit Hagiographique de VIIIème siècle, dans lequel le personnage historique cède le pas à un saint thaumaturge.

Au IXème siècle, l'évêque Hincmar de Reims rédige une troisième vie de Rémi mêlant vérité historique et légende. Il y fait état pour la première fois de la célèbre anecdote de la Sainte Ampoule « fiole venue du ciel », selon laquelle Rémi, pour le baptême de Clovis, aurait demandé à Dieu une ampoule de Saint Chrême. Ce vœu aurait été exaucé par une colombe, plus blanche que nature, qui se serait mystérieusement introduite dans la nef. De là serait venue la tradition du sacre des rois de France à Reims, manifestation de l'incarnation du pouvoir divin dans la personne des souverains.

La Sainte Ampoule est le symbole d’une certaine prééminence de la royauté française. Elle marque la continuité royale française. Le « gentil dauphin » devient le « gentil roi ». C’est le sacre avec le baume de la Sainte Ampoule qui fait le roi.

Dans la civilisation chrétienne de l’époque, tout pouvoir est entre les mains de Dieu qui en délègue une partie à un homme. « Le roi est lieutenant de Jésus-Christ au temporel comme le sont au spirituel le pape et les évêques. » Par le sacre, il reçoit les grâces nécessaires pour accomplir sa mission : gouverner, c’est servir

Prière : Saint Rémy, réveille notre foi, notre ferveur et notre amour pour notre Seigneur Jésus-Christ, Vrai Roi de France, et pour notre Mère et notre Reine, Sainte Marie.

Protège le peuple de la France et aide à instaurer le Règnende Notre-Seigneur Jésus Christ sur Terre.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

 

Huitième jour de la neuvaine : L’évêque Remi : les miracles d’un saint vertueux

Saint Remi témoigne de l’œuvre de Dieu dès les premiers âges de la France. Depuis les eaux baptismales de Reims, l’évêque Remi scelle l’indéfectible alliance entre l’Église et sa fille ainée. Celui qui était l’apôtre des Francs marque l’histoire par la conversion des puissants du royaume. C’est pourtant par sa remarquable simplicité qu’il se rend vénérable. Saint Remi agissait avec zèle, bienveillance et rigueur et ne se ménageait pas dans l’exercice de son ministère. Sa douceur vis à vis des plus faibles, sa sévérité contre les vices et son humble service des plus pauvres sont autant de preuves de ses vertus et de sa piété. 

À côté d’où s’érige aujourd’hui la cathédrale Notre-Dame de Reims, il avait fait installer un hospice pour les étrangers. Sa grâce resplendissait au travers de ses œuvres et prédications. Ces dernières furent les fondations du maillage d’évêchés qui s’organisent alors dans la Gaule chevelue. De son vivant, saint Remi était admiré de tous. Mais à l’origine de sa sainteté, c’est une série de miracles qui témoignent de la grandeur du Christ sur terre. Parmi les plus notables on retient qu’il rendit la vue à un aveugle mendiant de Chermizy. Le délivrant de son infirmité, il lui extirpa dans le même temps l’esprit immonde qui possédait le pauvre homme. On s’écria au miracle également lorsqu’il fit couler à flot le vin dont il manquait dans un cellier de son diocèse, par une simple et secrète prière. C’est par une similaire et discrète oraison que le saint évêque fit remplir des vases d’une huile sainte et du saint chrême par lequel il put conférer le baptême à un homme mourant.

À Reims, son miracle le plus illustre reste l’intercession mystérieuse par laquelle il put mettre fin à un incendie ravageur qui allait anéantir la cité. D’autres et nombreuses actions lui valurent une sainte réputation. Exorcismes, guérisons et résurrections sont autant de témoignages de sa grâce. Celle-la même qui témoigne de la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ en France, dans un pays devenu le sien, par l’entremise de saint Remi.

 

Prière : O Dieu, qui par les enseignements et les prières du bienheureux Rémi, avez détourné la nation franque des vaines idoles pour lui faire embrasser le seul vrai culte, le vôtre, faites, nous vous en prions, que nous qui nous glorifions du nom de chrétiens, nous fassions passer dignement dans nos œuvres notre foi. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour de la neuvaine : Notoriété grandissante

Il y avait soixante-quatorze ans que Remi était évêque quand Dieu lui envoya une suprême épreuve : la cécité. Ayant recouvré la vue par miracle, il célébra une dernière fois le saint Sacrifice, et s’éteignit doucement, le 13 janvier 533, âgé de quatre-vingt-seize ans, et fut déposé au tombeau le 15 janvier.

Au propre de France, Rémi est fêté le 15 janvier (dies natalis).
Au propre du diocèse de Reims, il est fêté le 1er octobre, jour de la "translation" des reliques pour y être vénéré par les rémois à l'emplacement où s'élèvera l'actuelle basilique

Il fut enterré, selon sa demande, dans la chapelle Saint-Christophe, au sud de la ville de Reims, dans le quartier des nécropoles antiques, qui devient vite un lieu de pèlerinage où affluent de nombreux pèlerins venus se recueillir près du corps du saint homme.
Rémi est rapidement porté sur les autels et devient le patron du diocèse. Ses reliques ont échappé au vandalisme révolutionnaire ; il repose encore dans la belle basilique que les moines bénédictins ont édifiée aux XIe et XIIe siècles.
Remi fut un évêque exemplaire. Mais sa célébrité, il la doit surtout aux nombreux miracles qu’on lui attribue et qui ne firent qu’accentuer sa sainteté : guérison d’aveugles, arrêt d’incendies, changement d’eau en vin…
La célébrité de la ville de Reims grandira lorsqu’elle deviendra le lieu officiel du sacre des rois de France. Le premier monarque français à être couronné et sacré dans la cathédrale de Reims est Louis le Pieux en 816. Le dernier sera Charles X en 1825.
Le saint chrême utilisé dans le cadre de la cérémonie était généralement mélangé avec une petite quantité de l’huile de la sainte Ampoule reçue par saint Remi.

 

Prière : Rémi, tu as permis à la France d’accomplir sa mission divine par le sacre de Clovis et au peuple de sceller cette alliance avec Dieu, aide-nous.
Aide le peuple Franc et guide-le vers la nouvelle alliance que Jésus nous a promise depuis tant de temps.
Saint Rémy, il est l’heure à présent pour le réveil du peuple Franc.
Réveille l’amour de la France pour le Bon Dieu, pour notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

Saint Rémi et sainte Clotilde priez pour nous

Prières quotidiennes

Litanies de sainte Clotilde

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez nous

Jésus-Christ, exaucez nous   

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié….

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, priez pour nous 

Sainte Clotilde, humble, patiente et douce,

Sainte Clotilde, inébranlable dans la foi,

Sainte Clotilde, indéfectible dans l’espérance,

Sainte Clotilde, ardente dans la charité,

Sainte Clotilde, persévérante dans la prière,

Sainte Clotilde, missionnaire inspirée auprès de votre époux,

Sainte Clotilde, vous avez obtenu par votre prière et votre exemple la conversion du roi Clovis,

Sainte Clotilde, recours dans les conversions,

Sainte Clotilde, modèle des épouses,

Sainte Clotilde, exemple des mères,

Sainte Clotilde, refuge et consolatrice des veuves,

Sainte Clotilde, qui avez béni le Seigneur dans toute vos épreuves,

Sainte Clotilde, dont le cœur de mère a été broyé,

Sainte Clotilde, d'une force d'âme héroïque,

Sainte Clotilde, toujours confiante dans la Vierge Marie,

Sainte Clotilde, dévote de st Martin et saint Germain,

Sainte Clotilde, amie et collaboratrice de l'évêque saint Rémi,

Sainte Clotilde, âme sœur de sainte Geneviève,

Sainte Clotilde, vous avez distribué vos biens à l'Eglise et aux pauvres,

Sainte Clotilde, vous avez fondé des monastères,

Sainte Clotilde, vous avez édifié des églises,

Sainte Clotilde, vous avez été au berceau de la France chrétienne,

Sainte Clotilde, mère de la foi dans notre patrie,

Sainte Clotilde, Reine de France,


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,  pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez  pitié de nous.


Par les mérites et les prières de la bienheureuse Clotilde

Soyez favorable Seigneur à votre peuple  


PRIONS : Abaissez vos regards bienveillants, Seigneurs, sur le peuple de France, et après lui avoir accordé, sur les fidèles instances de sainte Clotilde, le don de la foi, inspirez lui, par son intercession, un attachement sincère à la religion chrétienne. Par notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

sábado, 30 de mayo de 2020

LOS SANTOS DE SANTA JUANA DE ARCO

Traducción de la Conferencia dada el 16 de Mayo de 2020 por el padre fray José de Avallon (en el siglo Régis de Cacqueray-Valménier), de los Capuchinos de la Observancia Tradicional, en ocasión del centenario de la canonización de Santa Juana de Arco.
   
«La Francia, es el corazón de una virgen también, una virgen que dijo sí al Arcángel San Miguel en los claros de su Lorena natal» [1].
  
Dios, quien puede hacer todas las cosas por Él mismo, manifiesta principalmente su poder sirviéndose de sus criaturas para que ellas sean los instrumentos de su Providencia. Él las honra empleándolas en vista del gobierno del mundo. Sus Ángeles y sus Santos son sus ministros sobre la tierra. Nosotros no los vemos. Nosotros percibimos su presencia y su acción. Y por consiguiente, están a nuestro lado. La vida de Santa Juana de Arco permite poner en relieve el precioso concurso que ellos le aportan a los hombres. Su fugitiva existencia nos la muestra muy constantemente en presencia de sus amigos del Cielo porque «La voluntad de Dios le fue siempre significada por sus intermediarios» [2]. Aquí como partout, ella nos apareció como un modelo de fe y de sencillez confiante. Pero más todavía, el extraordinario conocimiento que recibimos de sus relaciones con los Ángeles y los Santos, por medio de las respuestas que ella dejara en los interrogatorios y el proceso que afrontó, nos permite familiarizarnos con el mundo del más allá y entrar más facilmente. En estas líneas, nuestro deseo es intentar comprender con aquella perfección que Dios ha selecionado, entre las miríadas de sus Ángeles y sus Santos, los que Él escogió para acompañar a Juana. Así, hemos de empezar considerando el papel discreto pero ejemplar que tuvo San Remigio en la misión de la pequeña campesina de Lorena (1). Pasaremos enseguida al célebre trío de sus «Voces» (2) y concluiremos con algunos otros Santos que entraron también en la constelación de los que se le acercaron (3).
   
De la misión de San Remigio a la de Juana:
«La Iglesia nota atentamente, siempre, los signos proféticos que anunciaron o figuraron las virtudes y los destinos de sus Santos: la gota de miel, derramada por un enjambre de abejas, en la mano de Ambrosio en su cuna, gage de las suavidades de su palabra; el perro que vio la madre de Domingo, con una antorcha encendida en su fauce, símbolo de la luz que llevaría, a través del mundo, por sí mismo y sus hijos, el Padre de los predicadores; el oráculo del ciego solitario, Montano, predijo a Emilio y a Cilinia, ya de edad avanzada, el nacimiento de este hijo Remigio, quien bautizara a Clovoveo y la Francia en la fuente consagrada de Reims» [3].
   
Y luego de haber introducido aquí a San Remigio, tomamos la ocasión para evocar, entre los signos providenciales que planearon alrededor de la cuna y la infancia de Juana, el que nos presenta la toponimia de esta pequeña aldea de Lorena llamada precisamente «Domrémy» en honor del gran arzobispo de Reims. No solamente la aldea lleva su nombre, sino que su iglesia parroquial está dedicada a él: «A ejemplo de muchas otras parroquias, su iglesia está bajo el patronato del gran santo, la acción evangélica del obispo de Reims había sin duda llegado a tocar esta campiña meusienne, a los tiempos donde se dejó instruir de la nueva religión de los Francos» [4]. Es aquí bajo la atenta mirada de la estatua de San Remigio que, el mismo día de su nacimiento, fiesta de la Epifanía del año 1412, la infante será tenida sobre las fuentes bautismales de esta iglesia.
  
La visión de Fe –la única que mereció ser llamada realista– apreciará en su justo valor este signo que marcó el nacimiento y el bautismo de aquella cuya misión será la de conducir al heredero de los reyes de Francia en la ciudad de las Consagraciones para que el óleo de la Santa Ampolla destile sobre su cuerpo y que él sea coronado rey de Francia. Son sus Voces, en Domrémy, quienes le han revelado el fin de su santa empresa: «Ella salvará al país, liberará Orléans y hará consagrar al rey en Reims» [5].
   
Juana tuvo la alta inteligencia teológica y política de la significación y de la eficacia espiritual de esta consagración del heredero de Clodoveo: «La Doncella siempre fue consciente que ella debía hablar en Reims para consagrar al rey y dio la razón de su aviso, diciendo que, una vez que el rey sea coronado y consagrado, el poder de los adversarios disminurá siempre y que finalmente ellos no podrán dañar ni a él ni a su reino» [6]. Ella tuvo tal certidumbre y no dudo en exponer sin ambajes su fin. A Roberto de Baudricourt, desde el principio mal dispuesto a respetarla y rodeado de sus intimidantes hombres de armas, ella aseguró: «Yo vengo a fin de darle seguridad al delfín. No es a Carlos que pertenece el reino de Francia, sino a su Señor. Mi Señor quiere que el delfín sea rey y tenga este reino a su mando. ¡Sí, a pesar de sus enemigos, él será rey y soy yo quien lo conducirá a la consagración!» [7].
   
Cuando ella habla de Carlos VII, antes de su consagración, no le da sino el nombre de delfín y da la explicación: «Yo no le llamaré rey hasta que él haya sido coronado y consagrado en Reims». Pero su convicción deberá aun triunfar de las dudas del pobre rey de Bourges y de una parte notable del entorno del rey que juzga temerario este equipaado en un país bajo tutela borgoñona.
   
Finalmente, llega el gran día de la Consagración, el domingo 18 de Julio de 1429. Comienza el rito. Carlos ha llamado a Juana muy cerca de él. ¡Aquella oración se eleva en el alma de la que tiene su estandarte, mientras que el arzobispo de Reims, derrama por medio de una aguja de oro una gota del óleo de la Santa Ampolla sobre la patena! «El rey, desvestido, no porta sino una camisa y una túnica dividida donde la piel debe recibir las unciones sagradas. Ellas son en número de nueve. El arzobispo con el pulgar, hace las nueve cruces» [8].
   
¡Carlos VII es rey de Francia! Juana se aarrodilla ante él, le besa los pies y le dice llorando: «Gentil Rey, ahora está ejecutado el placer de Dios que quería que levantase el sitio de Orléans y que os agregase en esta ciudad de Reims recibir vuestra santa consagración mostrando que sois verdadero rey y aquel a quien el reino debe pertenecer».
  
El óleo que San Remigio derrama sobre la frente del rudo merovingio le había sido traído milagrosamente por una blanca y misteriosa paloma. El papel de Juana, nueva paloma, había sido la consagración de Carlos VII, no precisamente el de preparar el precioso líquido antiguo de casi un milenio, sino el de llevar al sucesor de San Remigio el infortunado sucesor de Clodoveo para que le reciba y sea consagrado rey de Francia.
   
San Remigio y Santa Juana de Arco se dieron la mano, el primero siendo el origen de la monarquía fracesa y la segunda como su salvadora en los días más sombríos de su historia. Ellos son inseparables. Juana nos presenta cómo fue la pequeña hija elegida por Dios y confiada al gran arzobispo, «Dom Rémy», para ser el instrumento providencial de la perpetuación de los reyes de Francia. El alba de su epopeya, en el día de su bautismo, se encuentra en una iglesia dedicada al bautizador de la Francia y su punto culminante en su ilustre catedral de Reims.
   
Divinas armonías en la elección de los que serán sus «Voces»:

Si San Remigio está presente desde la aurora al cénit de la misión sagrada de Juana, su formación para llevarla a bien va a ser asegurada por un ilustre trío compuesto de San Miguel, de Santa Catalina y de Santa Margarita. Y después de los cuatro años en el curso de los cuales ella recibió su celestial instrucción, los tres visitantes del Cielo van a morar cerca de Juana a lo largo de su cabalgadura heroica. Ellos serán entonces su «Consejo» y le darán el apoyo y la consolación en los momentos más difíciles. Muy sabia, Juana opondrá al consejo de los hombres «su Consejo». Es así que ella responde al Bastardo de Orléans: «En nombre de Dios, el consejo del Señor nuestro Dios es más sabio y más seguro que el vuestro» [9]. En la víspera de la caída de las Tourelles donde los caballeros habían tenido consejo estimando que él no proseguiría los combates, Juana revira: «Vosotros habéis estado en vuestro consejo y yo en el mío. Y creo que el Consejo de mi Señor verá su cumplimiento y que el vuestro fracasará». Este Consejo es presidido por San Miguel.
  1. San Miguel, protector de la Francia:
    El primero en manifestarse ante Juana es el arcángel San Miguel, que no es un desconocido en la historia de Francia. En el 709, él le pidió al obispo de Avranches de le construyera una iglesia en la cima del Monte Tumba que, desde entonces, porta su nombre. Esta verdadera fortaleza devino en el mayor de los símbolos en la lucha contra los Godones (ingleses). Su lucha victoriosa en «su grandioso aislamiento» [10] duró después más de treinta años. ¿Cómo no comprender el inestimable socorro aportado por el arcángel a los heroicos defensores del Monte? «Une espada brilla en su mano, y si apareció a una criatura humana, es siempre para manifestarle los auxilios del Señor» [11]. San Miguel apareció allá en el magnífico patronato que ejerce sobre nuestro país. Este es su principal título para ser escogido en prioridad para manifestarse a Juana.
     
    Admiremos a este propósito cómo Vaucouleurs, esta capitanía de Lorena donde se hizo pública la misión de Juana, tan distante de Mont-Saint-Michel y de la Normandía que vendría al espíritu personal de buscar un vínculo entre dos lugares, se encuentra, en la época en que nos situamos, por tanto gloriosamente vinculado a Mont-Saint-Michel. En efecto, en todo el norte de la Francia, tres lugares, solamente tres, escaparon a la dominación inglesa: ¡Mont Saint-Michel, Vaucouleurs y Tournai! Y San Miguel debía llevar tanta atención a esta plaza fuerte del Este que toda la región del Bar donde se encuentra Vaucouleurs está igualmente puesto bajo su especial patrocinio: «San Miguel era particularmente conocido y amado en el mismo Domrémy, siendo antiguamente patrón del Bar» [12].
      
    Aunque esto esté un poco más lejano de nuestro sujeto, señalamos otro enfoque mencionado por Régine Pernoud que vincula la historia del Mont-Saint-Michel a la de Santa Juana de Arco: «Cosa curiosa, aquel que había, durante la mayor parte de este tiempo, asumido la defensa de la irreducible fortaleza, Luis de Estouteville, era precisamente hermano del prelado que había tomado en su mano la causa de Juana de Arco y buscar su rehabilitación» [13].
     
    San Miguel es el ángel de «la anunciación de Juana», el primero en aparecérsele, aquel que le develó lo esencial de su misión. Él no le había revelado desde el comienzo su nombre. «Pero, un día, él le dijo: “Yo soy Miguel, el protector de la Francia. Él tiene gran piedad del reino de Francia”. Y el arcángel le expuso todas las desgracias que se habían abatido sobre toda la extensión del territorio, tanto que Juana lloraba lágrimas vivas. La aparición la consoló: “Dios no ha abandonado la patria, Él le ha concedido siempre para ser la nación buena y cristiana, guardiana y primogénita de la Santa Iglesia Católica, que los horrores del gran cisma quieren desolar”. Y si el ángel de la Victoria ha descendido del Cielo, es a fin de anunciar la salvación del país éprouvé: es sobre todo para preparar el ser misterioso, instrumento de la liberación. Esta revelación regocija a la joven provinciana, ella agradece a San Miguel y le pregunta el nombre del salvador venidero. Luego el celestial mensajero, mirándola, le dijo con fuerte voz: “¡Eres tú, hija de Dios!… ¡Parte! Ve a la Francia, hazlo. La pobrecita se puso a temblar, luego de nuevamente sangloter: “Yo soy una pobre chica, responde, no sé ni montar a caballo y hacer la guerra. Y el arcángel repitió: “¡Parte! Ve a la Francia, hazlo. Luego, desapareció» [14].
      
    Ill lui demeurera présent tout au long des mois de son ardente équipée mais on le voit plus particulièrement apparaître dans les moments les plus stratégiques. C’est lui qui fait part à la bergère, à l’occasion d’une autre de ses apparitions où Jeanne « protestait en sa présence, et de sa docilité et de son impuissance»15, de l’assistance qu’elle va désormais recevoir de sainte Catherine et de sainte Marguerite : « Dieu a pourvu à ce qui te manque. Je conduirai vers toi deux Saintes. Ce sont les Vierges Catherine et Marguerite. Notre-Seigneur les a chargées de te guider, tu n’auras qu’à suivre leurs conseils»16 Si les deux saintes vont désormais être là au quotidien de l’existence de la bergère, saint Michel gardera toujours la petite sainte sous son archangélique protection. Ainsi se rendra-t-Il visible à Jeanne lorsqu’elle sera prisonnière au Crotoy, non loin d’Abbeville : « Là enfin, Jeanne fut favorisée d’une vision de saint Michel. L’agonie, l’agonie des ultimes six mois allait commencer ; l’archange se montra pour conforter sa pupille» [17].
      
    L’attachement de Jeanne à Saint Michel se manifestera sur le bûcher lorsque le bourreau Thierrache la lia au poteau. « Tandis qu’il serrait étroitement les cordes, ‘elle implorait saint Michel : elle disait :’…Saint Michel ! Saint Michel !» [18]. Puis, de nouveau, alors que les flammes du brasier l’environnaient et mordaient déjà atrocement ses chairs, on entendit de nouveau : « Saint Michel ! Sainte Catherine ! Sainte Marguerite !» [19].
     
    Si saint Rémy apparaît surtout comme le saint historique qui veille sur le berceau de la France et dont la propre mission sacrale auprès de Clovis apparaît comme l’exemplaire de celle de Jeanne, saint Michel est présent en sa qualité de patron de la France. Il ne quitte pas celle qui a accepté de faire l’offrande de sa vie pour son pays.
  2. Santa Catalina de Alejandría:
    Saint Michel apprend à Jeanne que Dieu lui-même a désigné deux saintes, dont sainte Catherine, pour s’occuper plus étroitement d’elles : « Jeannette remercia et, pleine de confiance, attendit. Bientôt, aux côtés de saint Michel, elle vit dans une céleste clarté deux ravissantes figures, portant au front de riches couronnes d’or posées sur leurs beaux cheveux ondulés. Regardant la fillette avec une bonté ineffable, elles la firent approcher, se nommèrent, l’embrassèrent tendrement, tandis que l’enfant charmée de leur suave contact, leur pressait les mains et leur rendait, respectueuse et tremblante, leurs doux baisers. »20 Cette scène si tendre suffit à montrer la délicate attention de Dieu Lui-même, qui a consisté à choisir deux femmes pour être les célestes compagnes de la jeune fille. Comme on le voit, elles surent prodiguer à l’enfant cette précieuse affection qui devait tant la réconforter.
    Mais, par ailleurs, « Les maîtresses étaient bien choisies pour former celle qui devait soutenir tant de luttes, car elles-mêmes avaient, pour la gloire du Christ, affronté de rudes combats et remporté d’incomparables triomphes. Désormais, elles apparaîtront à leur élève plusieurs fois par semaine, multipliant les entretiens lorsqu’elles le jugeront nécessaire. Elles l’instruiront sur tout ce qui regarde sa mission, lui prodiguant selon les circonstances, des avis, des conseils, de telle sorte que Jeanne dira volontiers en parlant d’elles ‘mon conseil’, comme elle les nommera aussi ‘mes Voix’, indiquant par là que, non seulement saint Michel et ses saintes se rendent visibles, mais qu’elle entend réellement leur parole résonner à son oreille. »21
    Evoquons d’abord le choix de Sainte Catherine, patronne des jeunes filles. La belle et savante vierge d’Alexandrie fut avant Jeanne elle-même assistée de saint Michel tandis qu’elle démontrait la fausseté du paganisme à cinquante professeurs d’université. 22 avant de verser son sang pour le Christ. Vierge, Martyre, patronne des jeunes filles, privilégiée de saint Michel, voilà déjà pas moins de quatre bonnes raisons pour devenir la guide de Jeanne ! La bergère, dont la sœur cadette porte ce prénom, ne peut ignorer cette sainte dont l’église de Maxey, le village le plus voisin de Domrémy, de l’autre côté de la Meuse, possède la dédicace. On voit de nouveau comme les saints ont été choisis par Dieu parmi ceux qui étaient familiers à l’enfant.
    Sur le chemin qui va de Vaucouleurs à Chinon, Jeanne se réjouit de faire halte au petit village de Fierbois où une chapelle dédiée à sainte Catherine l’attire. Elle assiste là à trois messes le même jour. « La chapelle avait été érigée selon le vœu de Charles Martel en mémoire de l’engagement décisif qui repoussa l’armée des Sarrazins et prépara sa défaite, consommée à la bataille de Poitiers. »23 « Sainte Catherine y était représenté dans un appareil quasi-guerrier. Sa robe à plis roides jouait la cuirasse, et la roue qui gisait son côté, en souvenir du supplice auquel Maximin l’avait condamnée d’abord, ressemblait assez à un harnois de bataille brisé; l’épée dont le bourreau lui-même avait tranché la tête, était large comme celle des hommes d’armes ; les chevaliers aimaient remercier une sainte ainsi faite, de leurs succès. »24 Bien que sainte Catherine ne soit pas une « vierge guerrière » à proprement parler, il est intéressant de voir que la piété des soldats, notamment à Fierbois, la vénérait comme telle.
    Est-ce à cette occasion que Jeanne reçut la révélation que l‘épée qui lui était destinée gisait là enfouie et oubliée? Quoiqu’il en soit, Jeanne provoqua la surprise de Charles VII, au moment où l’on passait commande de son armure, en lui disant de ne pas se soucier de son épée car ses Voix lui avaient appris que Dieu avait « voulu choisir l’arme qu’il me destine, elle repose depuis longtemps dans la chapelle de sainte-Catherine-de-Fierbois. envoyez-la quérir, Sire, on la reconnaîtra à cinq petites croix qui sont gravées près de la garde de cette épée. Elle se trouve non loin de l’autel. » Les recherches accomplies par Colas de Montbazon aboutirent rapidement : « dès que la terre eut été creusée à peu de profondeur, on trouva l’arme rouillée, reconnaissable à ce que sa lame portait cinq croix. »25 Et la rouille tomba en un rien de temps. Certes, ce n’est pas l’épée de sainte Catherine mais c’est bien du sol de la chapelle qui lui est dédiée qu’elle a été déterrée. La sainte d’Alexandrie semble ici adouber l’enfant de Domrémy pour ses combats à venir. Ce sont également les trois visiteurs qui donnèrent aussi à Jeanne l’ordre de prendre un étendard symbolisant sa mission divine : « tout fut strictement réglé d’après les indications des célestes conseillers. »26
    Remarquons encore que « Sainte Catherine est la protectrice des prisonniers, de tous ceux qui sont rançonnés ou retenus dans les fers. »27 C’est en connaissance de cause qu’elle pourra assister et soutenir Jeanne au fond de ses cachots (même si, « Parfois, sainte Catherine me répond sans que je comprenne à cause du bruit qui se fait dans la prison. » !) On la voit présente auprès de Jeanne, après son audacieuse tentative d’évasion du château de Beaulieu en Vermandois. Pour la première fois, un homme avait tenté d’abuser d’elle. Jeanne fabriqua une sorte de corde qu’elle fixa à l’un des barreaux de sa prison, voulant s’y suspendre et y glisser. Mais celui-ci céda et Jeanna tomba d’une hauteur de soixante pieds. Elle fut ramenée dans la prison par ses geôliers et souffrit alors davantage des scrupules de n’avoir pas suivi le conseil de ses saintes et de les avoir contristées que de la violente commotion physique endurée. C’est alors sainte Catherine qui lui apparaît pour la consoler et pour lui dire de se confesser, sans doute pour avoir cédé à son désarroi.
    Les deux saintes sont encore là pour préparer leur petite sœur de la terre à la mort et au martyre. Pendant sa captivité, « Jeanne eut la visite fréquente, quotidienne de ses Voix. Elles la traitèrent doucement, maternellement, ne soulevant que peu à peu, devant ses regards, le voile du redoutable avenir : ‘Courage ! Tu seras délivrée, lui disaient-elles d’abord ; il faut que tu sois délivrée […] Ne te chaille pas de ton martyre ; prends tout en gré, ; tu t’enviendras enfin au royaume de paradis…Ce sera pour une grande victoire.’ »28
    Les affinités entre la sainte de l’Eglise triomphante et son émule de l’Eglise militante se renforcent encore de cette autre considération que sainte Jeanne, à la suite de sainte Catherine d’Alexandrie, aura, elle aussi, à soutenir des joutes, peut-être encore plus pénibles que celles des champs de bataille, contre des dizaines de professeurs d’université.
  3. Santa Margarita:
    La seconde sainte choisie par Dieu pour guide la bergère de Domrémy est sainte Marguerite. Autre vierge martyre, autre sainte bien connue de Jeanne, honorée dans l’église paroissiale de Domrémy où se dresse une statue en son honneur. « On l’y voit vierge dans les plis de sa robe, et si gracieusement hanchée, que le corps et le geste et le visage disent ensemble la douce sainteté et le doux attrait d’une grâce divine. »29 La piété populaire a l’habitude de l’associer d’ailleurs à sainte Catherine dans les mêmes pratiques. Ce qui ressort de la vie de sainte Marguerite, ce sont les terribles assauts qu’elle dut livrer pour protéger sa virginité. Là encore, on comprend que sa présence dut être un immense réconfort pour Jeanne qui eut immensément à souffrir de sa promiscuité avec les soldats, des injures les plus grossières dont elle fut abreuvée par certains anglais et, enfin, tandis qu’elle était en prison, des véritables violences de ses geôliers.
    Lorsqu’elle sera interrogée sur ses « Voix », il lui sera demandé si sainte Marguerite ne parlait pas anglais, le questionneur s’attirera cette verte réponse : « Comment parlerait-elle anglais, puisqu’elle n’est pas du parti des Anglais ? »
    Enfin, sainte Marguerite fut livrée aux flammes comme Jeanne le sera. Même si les flammes l’épargnèrent et qu’elle fut finalement décapitée, elle connut toute l’appréhension du terrible supplice que vécut Jeanne lorsqu’elle apprit comment elle devait périr.
    A plusieurs reprises, les « Voix » disent à Jeanne que c’est Dieu Lui-même qui donne les ordres de ce qui doit être fait en ce qui la concerne. En particulier, saint Michel indique que le choix des deux saintes auxquelles Jeanne devait être confiée était le sien. Aussi, ne doit-on pas être étonné de la perfection de l’élection de sainte Catherine et de sainte Marguerite : « Ces similitudes et ces coïncidences entre elles nous font toucher du doigt le mystère profond et caché de la prédestination. Ces deux vierges martyres instruisaient Jeanne du combat et de la couronne à laquelle Dieu l’avait destinée de toute éternité. »30

Otros visitantes celestiales:
Sans chercher à dresser une liste exhaustive des saints et des anges qui interviennent dans la vie de la Pucelle d’Orléans, il est intéressant de mentionner quelques-uns d’entre eux.
Elle affirmera au cours de son procès la visite d’un autre prestigieux archange : saint Gabriel : « Aussi fermement que je crois que Notre-Seigneur Jésus-Christ a souffert la mort pour nous racheter des peines de l’enfer, je crois que c’est saint Michel et saint Gabriel, sainte Catherine et sainte Marguerite que Notre-Seigneur m’envoie pour me conseiller et me réconforter. » 31 Elle précisera par ailleurs, le 3 mars 1431 qu’elle a vu de ses yeux les deux archanges et le 9 mai qu’elle a reçu réconfort de saint Gabriel : « Oui, croyez que c’était lui, je l’ai su par mes Voix. »32Elle dira aussi que, bien souvent saint Michel était entouré, quand il lui apparaissait d’une splendide théorie d’anges.
Plus prodigieuse encore est la scène qui nous est rapportée à l’occasion du siège de Saint-Pierre-le-Moutier. Le chevalier d’Aulon la voit isolée. Il est sérieusement blessé et peut-être démoralisé d’une attaque difficile. Il s’inquiète de la voir seule et s’approche d’elle pour le lui dire. Mais elle lui répond qu’elle n’est pas seule : « J’ai encore cinquante mille de mes gens, et je ne partirai point d’ici que la ville ne soit prise. » L’écuyer stupéfait ne voyait pourtant autour d’elle que trois ou quatre soldats. « Les cinquante mille guerriers dont Jeanne parlait étaient des anges de Dieu qui venaient remplacer les soldats fugitifs. Elevant alors la voix, la guerrière s’écria : ‘Aux fagots ! Aux claies, tout le monde, afin de jeter le pont !’ Et voici qu’aussitôt le pont fut établi au grand émerveillement des témoins de cette scène. »33
Lors de l’interrogatoire du 12 mars 1431, Jeanne affirme d’ailleurs que « Les anges viennent beaucoup au milieu des chrétiens sans qu’on les voie ; moi je les ai vus maintes fois au milieu des chrétiens. »34
Il faudrait encore mentionner saint Jean, son saint patron, qu’elle demanda au frère Pâquerel, son aumônier, de faire représenter sur une bannière avec la très Sainte Vierge Marie auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ en croix. Elle est aussi dévote de saint Nicolas et voulut « accomplir son pèlerinage à Saint-Nicolas-du-Port, patron des voyageurs, afin de mettre sous sa protection le grand voyage qu’elle allait commencer. » 35 La Pucelle, pendant le séjour du roi à Saint-Denis, remplie de tristesse à cause de la pusillanimité de Charles VII à continuer la reconquête de son royaume «fue a orar y llorar ante las reliquias del patrón de la Francia, y siguiendo una costumbre de la época, ella suspendió en la iglesia de la abadía su armadura junto a una espada capturada a un borgoñón» [36]. Elle nous a également livré deux belles informations en nous disant que c’est « à la requête de saint Louis et de Charlemagne » que Dieu « a eu pitié de la ville d’Orléans et n’a voulu souffrir que les ennemis eussent le corps du seigneur d’Orléans et sa ville »37 et « qu’elle avait eu une vision dans laquelle saint Louis et Charlemagne priaient Dieu pour le salut du roi et de cette cité (il s’agit d’Orléans). »38 Il est enfin à peu près avéré qu’elle rencontra une ou deux fois la grande sainte Colette de Corbie, réformatrice de la vie franciscaine et morte en 1447.
  
Il est vrai que l’on peut trouver dans la vie de beaucoup de saints des rapports fréquents avec les anges et les saints. Jeanne n’est tout de même pas une exception. Dans les annales de la sainteté, il demeure cependant exceptionnel de pouvoir suivre si précisément et avec une telle continuité la fidélité des anges et des saints à assister jour après jour leur petite protégée. Il sont là et ne l’oublient pas. Si elle ne les voit pas toujours, elle pourra attester que jamais ils ne lui manquèrent quand elle eut besoin d’eux. Si nous croyons, dans le fond, que la prévenance de Dieu pour chacun de ses enfants est aussi réelle que pour Jeanne, ce déploiement extraordinaire de soins avec lequel elle fut assistée s’explique par la mission dont elle était chargée. Il s’agissait d’opérer le salut de la France. Faut-il donc que le Bon Dieu tienne à cette patrie pour employer tant de moyens pour sa survie ! Mais est-ce encore le cas aujourd’hui, après tant et tant d’infidélités ? Nous ne devons pas désespérer et juger des intentions de Dieu d’après les mesquines conceptions de nos cœurs. A nous de nous montrer réceptifs et dociles à l’imitation de Jeanne ! N’est-elle pas attentive à ce pays pour lequel elle a donné sa vie ? N’est-elle pas la première à désirer être auprès de nous ce que les anges et les saints du Ciel ont été auprès d’elle ? Répétons les mots de saint Pie X lors de la béatification de sainte Jeanne d’Arc, le 13 décembre 1908: «Vos le diréis a los franceses que hagan su tesoro de los testamentos de San Remigio, de Carlomagno y de San Luis, que se resumen en estas palabras tan frecuentemente repetidas por la heroína de Orléans: “Viva Cristo, que es el Rey de Francia”. A este título solamente, la Francia será grande entre las naciones. A esta cláusula, Dios la protegerá y la hará libre y gloriosa».
  
Padre José de Avallon
16 de Mayo de 2020
   
NOTAS 
1 Véronique-Jeanne Lévy.
2 Joseph Thérol : « L’Evangile de Jeanne d’Arc » NEL p.55
3 Monseigneur Touchet : « Vie de sainte Jeanne d’Arc » Lethielleux 1920, pages 1 et 2
4 Renée Grisel : « Présence de Jeanne d’Arc » NEL 1956 p.33
5 Mgr Touchet, op. cité p.21
6 Régine Pernoud : « Jeanne d’Arc » Que sais-je ? p.47
7 Chanoine Henri Debout : « Jeanne d’Arc, nouvelle vie populaire illustrée » Maison de la Bonne Presse 1907p.29 et 30
8 Grisel, op. cité p.138
9 Régine Pernoud « Vie et mort de Jeanne d’Arc » Le livre de Poche 1953, p.199
10 Régine Pernoud « Vie et mort de Jeanne d’Arc » Le livre de Poche 1953, p. 34
11 Grisel, op. cité p.42
12 Ibidem
13 Régine Pernoud op. cité p. 34
14 Henri Debout, op. cité p.15
15 Ibidem p.18
16 Ibidem
17 Mgr Touchet, op. cité p.150
18 Ibidem, p.207
19 Ibidem, p.208
20 Henri Debout, op. cité p.18
21 Henri Debout, op. cité, pages 18 et 19
22 Omer Englebert « La fleur des Saints »p.505
23 Ibidem
24 Mgr Touchet, op. cité p. 39
25 Ibidem, p.85
26 Debout, p.81
27 Grisel p.71
28 Touchet p.176
29 Grisel p.29
30 Olivier Rioult : « Histoire d’une âme » Clovis2010 p.57
31 Debout, p.283
32 Thérol, p.64
33 Debout, op. cité p.220
34 Thérol, op. cité p.41
35 Debout p.46
36 Debout p.215
37 Pernoud op. cité p.199
38 Ibidem p.201